Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Emile Verhaeren

Inconscience - Poéme


Poéme / Poémes d'Emile Verhaeren





L'âme et le cœur si las des jours, si las des voix,
Si las de rien, si las de tout, l'âme salie ;
Quand je suis seul, le soir, soudainement, parfois,
Je sens pleurer sur moi l'œil blanc de la folie.



Celui, si triste hélas ! qui s'en alla, là-bas,


Pâle œil désenchanté de la raison méchante —

Rêver à quelque chose, au loin, qu'on ne voit pas

A quelque chose au loin qui tremble et pleure et chante.



Morne crapaud blotti sous les roses, tout seul !
Si seul ! — morne crapaud pleureur de lune, appelle !
Appelle !
Et vous, petites fleurs, pour le linceul
De mon cerveau, l'ensevelisseuse vient-elle ?



Être l'errant au monde et le pauvre de soi,
Avec le feu bougeant d'une âme, qui tremblote
Derrière une main frêle et ballotte son moi ;
Qui tremblote comme un reflet dans l'eau ballotte.



Passer inconscient et se faire l'ami

De ce qui vole et rampe et fuit, là-bas.
Naguère,

Avant que ne sortît du somme, l'endormi,

Le premier homme, on a vu mes pareils sur terre.



Ayez amour pour eux, ayez amour un peu !
Ils sont les charmeurs lents, là-bas, des brises lentes :
Leurs doigts, qui n'ont jamais touché le mauvais feu,
Dansent des airs lointains, sur des flûtes tremblantes :



Les puérils et les vaguants, mais loin du mal,
Et les doux égarés, par les bruyères vertes :
Hamlet rirait peut-être, hélas ! mais
Parsifal ?
O
Parsifal bénin et clair, comprendrait certes !











Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Emile Verhaeren
(1855 - 1916)
 
  Emile Verhaeren - Portrait  
 
Portrait de Emile Verhaeren


Biographie / Œuvres

Emile Verhaeren est né à Saint-Amand le 21 mai 1855. Fils d’une famille commerçante aisée, il appartient à la classe bourgeoise de ce village sur l’Escaut. Au sein de la famille, la langue véhiculaire est le français, mais avec ses camarades de classe de l’école communale et les habitants de Saint-Amand, il recourt au dialecte local.

A onze ans, Verhaeren se voit envoyé au pensionn

Bibliographie


Chronologie