Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Marceline Desbordes-Valmore

Jour d'orient - Poéme


Poéme / Poémes d'Marceline Desbordes-Valmore





Ce fut un jour pareil à ce beau jour

Que, pour tout perdre, incendiait l'amour !



C'était un jour de charité divine

Où dans l'air bleu l'éternité chemine ;

Où dérobée à son poids étouffant

La terre joue et redevient enfant ;

C'était partout comme un baiser de mère,

Long rêve errant dans une heure éphémère ;

Heure d'oiseaux, de parfums, de soleil,

D'oubli de tout... hors du bien sans pareil.



Nous étions deux !...
C'est trop d'un quand on aime
Pour se garder...
Hélas ! nous étions deux.
Pas un témoin qui sauve de soi-même !
Jamais au monde on n'eut plus besoin d'eux
Que nous l'avions !
Lui, trop près de mon âme,
Avec son âme éblouissait mes yeux ;



J'étais aveugle à cette double flamme.
Et j'y vis trop quand je revis les deux.

Pour me sauver, j'étais trop peu savante ;
Pour l'oublier... je suis encor vivante !



C'était un jour pareil à ce beau jour

Que, pour tout perdre, incendiait l'amour !













Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Marceline Desbordes-Valmore
(1786 - 1859)
 
  Marceline Desbordes-Valmore - Portrait  
 
Portrait de Marceline Desbordes-Valmore


Biographie / Œuvres

Née à Douai en 1786, elle devient chanteuse puis comédienne et elle épouse en 1817 un certain Valmore, acteur dont elle fera passer le nom à la postérité.

Chronologie