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Samuel Beckett



Biographie de Samuel Beckett


Poésie / Poémes d'Samuel Beckett





Samuel Beckett naît en Irlande le 13 avril 1906 à Foxrock dans la banlieue sud de Dublin. Ses parents appartiennent à la bourgeoisie protestante de la ville et lui donnent une éducation très stricte.



UNE JEUNESSE SPORTIVE ET STUDIEUSE

(1920-1928)



En 1920, à 14 ans, Samuel Beckett entre comme pensionnaire à la Portora Royal School de Enmiskellen, dans le nord du pays. Il s'y révèle un élève brillant et sportif. En 1923, il est admis au très réputé Trinity Collège de Dublin où il découvre la littérature française et italienne et se passionne pour le théâtre ainsi que pour l'œuvre de Dante'. Après un bref séjour en France en 1926 et, l'année suivante, en Italie, Beckett obtient, en 1927, son diplôme de - bachelor of art » en français et en italien. La voie de l'enseignement paraît alors toute tracée. Beckett enseigne d'ailleurs quelques mois au Campbell Collège de Dublin. Sa nomination, en 1928, comme lecteur2 à l'École Normale Supérieure, rue d'Ulm à Paris, va modifier sa vie et ses projets.



AVEC LES ARTISTES D'AVANT-GARDE

(1929-1940)



À Paris, Beckett découvre en effet une liberté de penser et un monde intellectuel très différents de ce qu'il avait jusque-là connu. Très vite, il se lie d'amitié avec son compatriote, l'écrivain James Joyce1, en l'honneur de qui il publie l'un de ses premiers articles

Dante... Bruno... Vico___loyce (1929). Durant ces années-là, Beckett

découvre également le surréalisme* et ses principaux représentants, Breton, Éluard et Crevel, dont il devient l'ami.

En septembre 1930, Beckett retourne au Trinity Collège, mais cette fois en tant qu'assistant de français. Il se consacre alors à la poésie, publie un poème sur la perception du temps, Whoroscope (1930), puis un essai intitulé Proust (1931). En 1932, il démissionne de l'enseignement, voyage, s'installe à Paris, où il vit de traductions qu'il effectue pour le compte de revues anglaises. Après un séjour à Londres de 1933 à 1937, il revient à Paris et s'intéresse de près à la peinture moderne. Beckett se lie notamment avec les peintres Giacometti (1901-1966) et Marcel Duchamp (1887-1968).



ÉCRIVAIN ET RÉSISTANT

(1941-1945)



Antinazi de la première heure, Beckett s'engage dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. A un groupe de résistants parisiens, il sert de secrétaire et de « boîte à lettres » en recevant et en transmettant des messages. La fonction est dangereuse et Beckett échappe de peu à la Gestapo. Il gagne alors le Vaucluse, pour peu de temps encore en zone libre3. Pour subvenir à ses besoins, Beckett travaille comme ouvrier agricole. Il n'en oublie pas pour autant la littérature et rédige, en anglais, l'un de ses premiers romans, Watt, Ce n'est qu'à la Libération, en 1945, qu'il rentre à Paris.



POÉSIE, ROMAN, THÉÂTRE ET... ÉCHEC (1946-1951)



Les cinq années qui suivent sont pour Beckett une période d'intense création. Tout en continuant d'écrire - désormais en français- des poèmes, il publie sa première pièce de théâtre (Eleuthéria, 1947) et quatre romans: Murphy (1947), L'Innommable (1949), Molloy et Malone meurt (1951). Ce sont des échecs: ses romans ne se vendent quasiment pas et les critiques littéraires en parlent peu dans la presse. Quant à sa pièce de théâtre, on lui demande de tellement remanier son texte qu'il renonce à la faire jouer. Pour vivre, Beckett ne peut donc compter que sur ses traductions.



PREMIER SUCCÈS, PREMIÈRE POLÉMIQUE (1953)



Écrite en 1948, publiée en 1952 et jouée pour la première fois en janvier 1953 au petit théâtre Le Babylone, sa pièce En attendant Godot lui apporte enfin le succès. Une polémique s'ensuit aussitôt. Les uns saluent en Beckett un novateur absolu, un dramaturge à la fois original et moderne. D'autres crient au scandale et à l'imposture. Fidèle à l'attitude qu'il conservera jusqu'à la fin de sa vie, Beckett choisit de ne répondre ni aux uns ni aux autres. Très vite, En attendant Godot est joué dans le monde entier: en Angleterre, en Irlande, en Hollande, aux États-Unis. En même temps que la notoriété, cette pièce apporte à Beckett une certaine sécurité matérielle. Il a quarante-sept ans.



UNE FIN DE PARTIE DIFFICILE

(1953-1957)



Durant l'été 1953, Beckett entreprend d'écrire ce qui deviendra Fin de partie. La rédaction en est en effet longue et laborieuse.

Une première version est achevée en avril 1956. La pièce possède alors deux actes, les personnages n'ont pas encore de noms précis et, surtout, l'action est surchargée d'événements. Beckett va remanier trois fois son manuscrit pour aboutir au texte définitif.

Malgré le succès d'En attendant Godot, Beckett essuie une série de refus de la part des directeurs de théâtre, qui ne veulent pas monter une pièce qu'ils jugent trop déroutante. Beckett en est d'autant plus accablé qu'il considère sa pièce comme la plus importante de toute son œuvre. C'est à Londres, au Royal Court Théâtre qu'elle sera finalement mise en scène le 1w avril 1957. L'accueil est mitigé. Trois semaines plus tard, la pièce est jouée à Paris, où elle remporte un succès qui ne s'est depuis jamais démenti.



VERS LA CONSÉCRATION

(1957-1969)



Beckett va dès lors beaucoup écrire pour le théâtre: Tous ceux qui tombent (1957), Actes sans paroles I et II (1957), La Dernière Bande (1959), Oh! les beaux jours (1963). Travaillant pour la télévision française et anglaise et pour la radio (avec Cascando, 1963), il devient progressivement l'un des dramaturges les plus traduits et les plus joués dans le monde.

Si son théâtre est de plus en plus apprécié, ses romans, quant à eux. continuent d'être largement ignorés : Watt, rédigé durant la guerre et publié en anglais en 1953. puis en français en 1969, ne suscite pas plus d'intérêt à Londres qu'à Paris. En 1969, le prestigieux prix Nobel de littérature lui est attribué. Samuel Beckett a soixante-trois ans.



UNE RETRAITE ACTIVE ET DISCRÈTE

(1970-1989)



Indifférent à la notoriété que lui procure son prix Nobel qu'il refuse de recevoir à Stockholm, vivant le plus possible à l'abri des médias et des journalistes, Beckett poursuit ses multiples activités littéraires. Dans le domaine de la poésie, il publie en 1978 Poèmes suivi de Mirtitonnades. Dans le domaine du roman et aes nouvelles: Pour en finir encore et autres foirades (1976), Mal vu mal dit (1981). Dans le domaine du théâtre : Catastrophe et des « dramati-cules » comme Cette fois. Solo, Impromptu d'Ohio, Quoi où (1986). Beckett collabore par ailleurs de plus en plus à la mise en scène de ses propres œuvres : celle, notamment, d'En attendant Godot au Schiller Theater de Berlin en 1975; et, par deux fois, celle de Fin de partie a Berlin (1967) et au pénitencier de San Quentin aux États-Unis (1980).

Beckett meurt en 1989, laissant derrière lui une œuvre à la fois •• classique » par sa peinture de la condition humaine et très moderne, très novatrice même, par son travail sur l'écriture et le langage. Cas unique dans la littérature: son œuvre est bilingue, rédigée tantôt en anglais puis traduite en français, tantôt, et de plus en plus souvent, en français et traduite en anglais.






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Samuel Beckett
(1906 - 1989)
 
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Portrait de Samuel Beckett


Biographie

Samuel Beckett naît en Irlande le 13 avril 1906 à Foxrock dans la banlieue sud de Dublin. Ses parents appartiennent à la bourgeoisie protestante de la ville et lui donnent une éducation très stricte.