Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Jean-Baptiste Poquelin



Biographie de Jean-Baptiste Poquelin


Poésie / Poémes d'Jean-Baptiste Poquelin





Jean-Baptiste Poquelin, fils d'un tapissier honoraire du roi, bourgeois aisé, est baptisé le 15 janvier 1622. Il est éduqué chez les jésuites dans le meilleur collège de France avant d'entreprendre des études de droit et de se préparer à recueillir la charge de son père. Mais il rencontre Madeleine Béjart. Elle a trente ans, il en a vingt. Avec elle il fonde, en 1643, l'Illustre Théâtre, et renonce à la succession paternelle. Responsable de la troupe, il prend le nom de Molière en août 1644 et part pour la province où il tournera treize années, jouant des tragédies, composant des comédies, aujourd'hui perdues, et apprendra les ressorts du théâtre et de la nature humaine.

En 1658, sous le patronage du frère du roi, il donne devant Louis XIV Nicomède, une tragédie qui ennuie le souverain, et Le Docteur amoureux, une comédie qui le fait rire aux éclats. Sa Majesté autorise la troupe à s'installer à Paris, où elle joue des tragédies de Corneille qui remportent moins de succès que les comédies écrites par Molière : ainsi, Les Précieuses ridicules (1659) sont-elles un triomphe. Suivent Sganarelle (où Molière s'inspire de la commedia dell'arte) puis L'Ecole des maris, L'Amour médecin... Sa troupe s'est installée salle du Palais-Royal, l'actuelle Comédie-Française.

En 1662, il épouse Armande Béjart, la fille de Madeleine. Pour elle, il écrira ses plus beaux rôles féminins. Ses succès, notamment avec L'École des femmes (1662) font des envieux. On l'accuse d'obscénité, on l'attaque sur sa vie privée. La réplique du roi, qui pensionne Molière, est cinglante : il décide d'être le parrain de Louis, fils de Molière et d'Armande Béjart, en février 1664. La Cour se tait, puisque Molière à la faveur du roi, qu'il amuse. Mais le roi vieillit, et se rapproche du parti dévot. Il retire, devant le mécontentement de la Cour, son soutien à Molière, et interdit Tartuffe en 1664. Triste symbole : Louis, le petit filleul royal, meurt la même année. La pièce Dom Juan, l'année suivante, doit être retirée de l'affiche avant que le roi ne l'ait vue.

Molière tombe malade, et écrit, rendu amer par ces épreuves, Le Misanthrope (1666). En 1667, il parvient à faire rejouer Tartuffe. La pièce est aussitôt interdite. L'archevêque de Paris menace d'excommunication ceux qui représenteront, liront ou écouteront la pièce. Le roi, le 5 février 1669, l'autorise pourtant : c'est un triomphe. Mais Molière, usé par les tracas, les cabales injustes et les ennuis de santé reste profondément blessé. Sa vie conjugale est un échec. Armande lui est infidèle. Sa troupe ne lui témoigne pas toujours l'affection, les égards qu'il mérite. Il pardonne. Nouveaux triomphes, en 1670, avec Le Bourgeois gentilhomme, en 1672 avec Les Femmes savantes. Molière le saltimbanque devient riche : il a une écurie, se déplace en chaise à porteurs... Mais la mort guette : c'est d'abord Madeleine Béjart, la vieille maîtresse, mère d'Armande, complice de ses débuts qui s'en va. Puis Pierre, un fils qui ne vit qu'un mois. Écarté de la Cour par Lulli, rongé par la maladie (sans doute la tuberculose), Molière monte Le Malade imaginaire. Le public, qui lui est resté fidèle, accourt le 17 février 1673. Bien qu'épuisé, Molière refuse d'annuler la représentation. À la fin du spectacle, il est pris de convulsions. Transporté chez lui, il y meurt dans la nuit, Armande à son chevet.

L'Église, qui ne lui a jamais pardonné, refuse qu'il soit enterré dans un cimetière chrétien. 11 faut que Louis XIV intervienne pour que le plus grand auteur comique de la littérature française soit enfin inhumé dans un endroit réservé aux non-baptisés. Molière a su mettre en relief les caractères profonds de la nature humaine. Il recherchait d'abord l'effet scénique, mais à la situation comique, il savait ajouter la vérité de la vie, et la fantaisie poétique, avec, toujours, une grande sûreté d'écriture.







Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Jean-Baptiste Poquelin
(1622 - 1673)
 
  Jean-Baptiste Poquelin - Portrait  
 
Portrait de Jean-Baptiste Poquelin


Biographie