Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Germain Nouveau

La statue - Poéme


Poéme / Poémes d'Germain Nouveau





Parmi les marbres qu'on renomme
Sous le ciel d'Athène ou de
Rome,
Je prends le plus pur, le plus blanc,
Je le taille et puis je l'étalé
Dans ta pose d'Horizontale
Soulevée... un peu... sur le flanc...



Voici la tête qui se dresse,
Qu'une ample chevelure presse,
Le cou blanc, dont le pur contour
Rappelle à l'œil qui le contemple
Une colonne, au front d'un temple,
Le plus beau temple de l'Amour !



Voici la gorge féminine,

Le bout des seins sur la poitrine

Délicatement accusé,

Les épaules, le dos, le ventre



Où le nombril se renfle et rentre

Comme un tourbillon apaisé.

Voici le bras plein qui s'allonge ;
Voici, comme on les voit en songe,
Les deux petites mains d'Eros,



Le bassin immense, les hanches,
Et les adorablement blanches
Et fermes fesses de
Paros.



Voici le mont au fond des cuisses
Les plus fortes pour que tu puisses
Porter les neuf mois de l'enfant ;
Et voici tes jambes parfaites...
Et, pour les sonnets des poètes,
Voici votre pied triomphant.



Pas plus grande que
Cléopâire
Pour qui deux peuples vont se battre,
Voici la
Femme dont le corps
Fait sur les gestes et les signes
Courir la musique des lignes
En de magnifiques accords.



Je m'élance comme un barbare,

J'abats la tête, le pied rare,

Les mains... et puis... au bout d'un an...

Lorsque sa gloire est colossale,

Je la dispose en une salle,

La plus riche du
Vatican.








Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Germain Nouveau
(1851 - 1920)
 
  Germain Nouveau - Portrait  
 
Portrait de Germain Nouveau


Biographie / Œuvres

Il est l’aîné des 4 enfants de Félicien Nouveau (1826-1884) et de Marie Silvy (1832-1858). Germain Nouveau perd sa mère alors qu’il n’a que sept ans. Il est élevé par son grand-père.

Après une enfance à Aix-en-Provence et des études qu’il effectue au petit séminaire, pensant même à embrasser la prêtrise, et après une année d’enseignement au lycée de Marseille en 1871-1872, Nouveau

Chronologie