Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Germain Nouveau

Ciels - Poéme


Poéme / Poémes d'Germain Nouveau





Le
Ciel a de jeunes pâturages
Tendres, vers un palais triste et vermeil :
Un
Essaim d'Heures sauvages
Guide
Pasiphaé, petite-fille du
Soleil.



Des troupeaux silencieux du ciel,
Un nuage, un doux taureau s'écume,
Se détache, avec le souci réel
Du
Baiser qui l'arrose et la parfume.



Et ces neiges, fraîcheur et ferveur,
Au ciel des étreintes fatales,
S'unissent, ô
Douleur !
Le taureau roule sur la prairie idéale.



La
Passion plus doucement encore a lui
Sous le
Baiser qui les parfume et les arrose,

Ils s'absorbent au ciel qui les absorbe en lui.

Reste seule la bave du
Baiser, amère et rose.



Le
Couchant a brûlé comme un palais,
Et le ciel s'aveugle avec les cendres
Qu'un
Dieu noir chasse avec un balai.
Vénus, diamant et feu, au jardin d'amour, va pendre.



Autour de la jeune
Eglise,
Par les prés et les clôtures
Et les vieilles routes pures,
La nuit comme une eau s'épuise.



C'est l'aube toute divine
Et la plage violette,
Avec des voiles en fête
Au ciel tel qu'une marine.



Guerre et semaille, avalanches
De nos thèmes et nos mythes,
Par les labours sans limites
Sommeillant pour les revanches.



Mais le sang petit et pâle
Que l'aurore a dans les veines,
O
Seigneur ! est-ce nos peines
Ou votre pitié fatale ?



Nos vœux des vôtres sont frères,
Vous tous dont le cœur murmure
Depuis l'ancienne aventure :
Montez,
Aubes et
Colères !










Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Germain Nouveau
(1851 - 1920)
 
  Germain Nouveau - Portrait  
 
Portrait de Germain Nouveau


Biographie / Œuvres

Il est l’aîné des 4 enfants de Félicien Nouveau (1826-1884) et de Marie Silvy (1832-1858). Germain Nouveau perd sa mère alors qu’il n’a que sept ans. Il est élevé par son grand-père.

Après une enfance à Aix-en-Provence et des études qu’il effectue au petit séminaire, pensant même à embrasser la prêtrise, et après une année d’enseignement au lycée de Marseille en 1871-1872, Nouveau

Chronologie