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Francis Carco



Biographie / chronologie de Francis Carco


Poésie / Poémes d'Francis Carco





1886



De son vrai nom François Carcopino-Tusoli, il voit le jour en 1886 à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) où il passe les dix premières années de sa vie.Il y vit passer des bagnards, enchaînés, qui partaient pour le bagne de l'ile de Nou, située au nord de la presqu'île à Koutio. Les exécutions capitales auxquelles il assiste l’inspirent peut-être par les raclées régulièrement délivrées à Francis, raclées qui font naître chez ce dernier poèmes et révolte intérieure.Le père de Francis Carco était un être très autoritaire, sans compassion, parfois violent, Carco était un enfant battu, l'enfant se réfugia alors dans la poésie, où il exprimera sa révolte intérieure.



1902



En 1902, la famille s’installe à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) où son père a été nommé conservateur des Hypothèques , puis à Rodez, dans le département de l'Aveyron. Il effectuera ensuite son service militaire, à Lyon et à Grenoble, où il va explorer les bas fonds, fréquenter les mauvais garçons et les filles de mauvaise vie.



1910



En 1910, alors âgé de 24 ans, c’est la "montée" à Paris. Pour retrouver ses racines, il s’installe dans la province de la capitale : Montmartre. Son port d’attache est Le Lapin agile, cabaret-café à l’enseigne d’André Gill où il fut immédiatement accueillit parmi les bohèmes de l'époque, qui n'étaient autres que Guillaume Apollinaire, Maurice Utrillo, Amedeo Clemente Modigliani, Max Jacob. Pour gagner sa vie, il deviendra critique artistique dans les revues L'Homme libre et de Gil Blas.

Francis Carco publie son premier recueil de poèmes en 1912, La Bohême et mon coeur, dont les thèmes sont la mélancolie, la mort, la nuit, le rêve, les saisons, l'amour, la bohème, le ciel, le diable, le fantôme, le jardin, la lassitude, le vent. Depuis son arrivée en France, Francis effectue des séjours réguliers chez sa grand mère, 4 rue du Lycée à Nice et notamment en 1912 craignant de sombrer à Montmartre, qu'il décrit comme le lieu des plaisirs et du crime. C’est là qu’il écrira son best-seller : Jésus la Caille, histoire d’un proxénète homosexuel qui paraît en 1914. C’est aussi à Nice qu’il rencontrera souvent Matisse, qui y a établi ses quartiers d’hiver puis de vie (Carco est grand amateur d’art et bon dessinateur). Non loin, il visitera également Colette, dans sa Treille muscate (qu’il va cotoyer par ailleurs à l’Académie Goncourt).



1911



Francis Carco monte à Paris à 24 ans. En 1911, il est l'un des fondateurs de "L'école fantaisiste" avec Paul-Jean Toulet, Tristan Derème et Jean Pellerin. Il publie son premier recueil, "La Bohême et mon cœur", en 1912. En 1913, Francis Carco rencontre Katherine Mansfield, « rebelle et pure jeune fille » originaire de Nouvelle-Zélande, qui a fui le domicile conjugal. Il entame avec elle une relation troublante, inaboutie, un « amour voué au désastre », comme il le disait lui-même, qui le marquera jusqu’à la fin de ses jours. Il s’installe brièvement avec elle dans son appartement du 13 Quai des Fleurs, à Paris.





1913



En 1913, Carco revient à Paris et se lie avec Katherine Mansfield. une écrivaine et poétesse néo-zélandaise, qui est à l'époque la compagne de John Middelton Murry, un journaliste anglais de Londres. Il entamera une histoire avec elle, et confessera que cette relation était troublante, que leur amour était voué au désastre. Il sera, d'ailleurs marqué au « fer rouge », jusqu'à la fin de ses jours, par cette relation qui n'aura duré qu'un temps.En août 1914, lorsqu’il rejoint son corps d’aviation à Besançon, elle s’installe dans son appartement du 13 Quai des Fleurs. Durant la première guerre mondiale de 1914-1918, étant blessé en 1916, il sera démobilisé.



1911



1917



En 1917, Francis Carco, rencontrera Colette, au journal L'Éclair, ils se lieront d'amitié, jusqu'à la mort de cette dernière.



1935



Francis Carco s'est marié avec Germaine Jarrel dont il divorça en 1935, pour se remarier en 1936, avec Eliane Négrin, la femme d'un Prince égyptien qui n'hésita pas à abandonner ses 3 enfants pour le suivre à Paris.



1937



En 1937, il succède à Gaston Chérau à l’Académie Goncourt.



1939



Francis Carco vient à l’Isle-Adam en septembre 1939, où il loue une maison, avenue des Bonshommes (petit immeuble au dessus de l’ancienne poste). Il y écrit " Bosème d’artiste ", en 1940. A cette époque les Adamois connaissaient Carco, par ses romans inspirés par les filles et les mauvais garçons. Ce qui ne lui faisait pas une bonne réputation auprès de certains qui le considéraient comme appartenant au « Milieu ». Il faut dire que sa démarche un peu chaloupée, sa mèche noire tombant sur le front, son mégot collé à la lèvre, son foulard autour du cou évoquaient plus les airs d’accordéon et les javas canailles que les cénacles académiques. Heureusement cela ne dura pas. La gentillesse, la tendresse de Carco eurent vite fait de conquérir les cœurs, et son bon sourire de désarmer les faiseurs de renommées. C’est à l’Isle-Adam qu’il rencontre sur le marché (avenue des Ecuries) Georges Duhamel, Emile Henriot, Roland Dorgelès, André Luguet.Quand le temps de l’exode fut venu (juin 1940), Elyane et Francis Carco quittent l’avenue des Bonshommes pour se réfugier à Nice puis en Suisse. Avant de partir, Elyane avait pris le soin de poser sur la table du salon une lettre destinée aux soldats allemands, les assurant de ses sentiments hostiles. Cinq ans plus tard, elle retrouvera cette lettre à la même place. Seul un livre fut pris dans la bibliothèque par le dernier occupant qui avait eu la délicatesse de demander au garagiste voisin s’il pouvait l’emporter à titre de souvenir !



Après la guerre, Francis Carco, revient à l’Isle-Adam où il achète, au N° 21 de l’avenue de Paris, une belle demeure en pierre de taille dont les pièces tièdes et fraîches à la fois, donnent sur un jardin de gazon, de feuillage et de fleurs. Il la baptise "La Planque". Le peintre aquarelliste et illustrateur André Dignimont y venait souvent dessiner et peindre des aquarelles. Francis Carco restera 4 ans à l’Isle-Adam avant de regagner les bords de Seine dans l’île Saint-Louis, auprès de ce peuple de Paris qu’il avait tant aimé. Il décède le lundi 26 mai 1958 dans son appartement parisien, suite à une maladie de Parkinson qui l'avait cloué au lit pendant 4 ans. Il est est enterré au cimetière de Bagneux, en compagnie de son frère jean Marèze qui s’est suicidé en 1942 et de sa femme Eliane décédée en 1973.



1958



En 1958, il décède à la suite de sa maladie de Parkinson sur l'île saint Louis à Paris au 18 rue quai de Béthune.





1966



Une rue de l’Isle-Adam porte son nom. Elle a été inaugurée le 26 juin 1966 en présence de sa femme Elyane, de M. Raffray représentant du préfet du Val d’Oise, de M. Hurteau maire de l’Isle-Adam, de M. Francki, peintre Adamois et vice-président de l’Artistique



Lors de son séjour à l’Isle-Adam, Carco écrira : La danse des morts, L’ami des peintres, Les belles manières, Les jours et les nuits, Mortefontaine, Surprenant procès d’un bourreau, Ombres vivantes, Montmartre vu par Utrillo, Rien qu’une femme, Verlaine poète maudit, Poèmes en prose, Points et contrepoint, Morsure.





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Francis Carco
(1886 - 1958)
 
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