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Etienne Jodelle



Biographie / Œuvres de Etienne Jodelle


Poésie / Poémes d'Etienne Jodelle





1532



— Naissance d'Etienne Jodelle à Paris, fils d'Etienne Jodelle, « marchant bourgeois de Paris ,> et de Marie Drouel, fille du notaire Louis Drouet. Il est le seul parisien parmi les poètes de la Pléiade. Son père meurt avant 1535.



1549



— Débuts littéraires de Jodelle selon son éditeur posthume, Charles de La Mothe ; il aurait écrit dès cette date « plusieurs sonnets, odes et charontides », ce qui ferait de lui un devancier de Ronsard et Du Bellay. Les charontides sont probablement des vers mesures à l'antique.





1551



— Sonnet pour célébrer la traduction des Psaumes par

Théodore de Bèze ; Jodelle est peut-être alors protestant, du moins proche des milieux réformés.



1552



— Ode ei sonnet liminaires pour les Cantiques du premier avènement de Jésus-Christ de Nicolas Denisot, le * Comte d'Akinois » ; il y prend position contre les mythes païens et promeut une poésie d'inspiration morale et religieuse, s'opposant ainsi aux thèses de la Défense et Illustration de la langue française. Le prologue de l'Eugène, une comédie écrite et jouée à la fin de l'année, soutient également des vues peu compatibles avec les théories de la Pléiade.



1553



— En février, Cléopâtre captive, une tragédie, est jouée devant

le roi et la cour avec un vif succès ; les poètes de la Pléiade fêtent le nouvel auteur dramatique, qu'ils annexent à leur groupe, lors d'une fameuse cérémonie du bouc relatée par Ronsard dans les Dithyrambes chantés au bouc de E. Jodelle poète tragique. En mai, Ronsard inclut le nom de Jodelle parmi ceux des poètes en route vers Les Iles fortunées.



1554



Olivier de Magny, dans un poème des Gayetés, reproche à

Jodelle de ne pas publier ses œuvres : « ... Contre tout juste devoir, I Tu nous caches leur excellence I Sous un trop obstiné silence. »



1555



— Dans l'acte notarié d'un emprunt, Jodelle se fait désigner

comme « écuyer, seigneur du Lymodin ». Le Lymodin est une ferme comportant divers bâtiments et 120 arpents de terre labourable et de prés dans les environs de Paris. Jodelle, qui a l'ambition de vivre en noble à la cour, contractera de nombreuses dettes garanties par son « fief » et par quelques propriétés dans Paris ; le Lymodin sera saisi en 1573, peu avant sa mort, et vendu pour rembourser ses créanciers.



1556



— Dans ses Dialogues, Louis le Caron fait discourir sur la

poésie « les deux qui sont aujourd'hui à bon droit réputés les premiers poètes de notre temps, Ronsard et Jodelle, avec deux orateurs, Pasquier et Fauchet ».



1558



— La Ville de Paris charge Jodelle d'organiser un spectacle

lors du banquet offert au roi et au duc de Guise pour célébrer la reconquête de Calais ; il doit déterminer le programme de la fête, assumer la décoration à l'antique de l'Hôtel de Ville, la mise au point des machines du spectacle, la rédaction des poèmes et des inscriptions, faire répéter musiciens et comédiens. Il dispose de quatre jours. Lors de la réception, le 17 février, le manque de préparation, le mauvais fonctionnement des machines et la confusion générale entraînent un échec retentissant qui ridiculise Jodelle aux yeux de toute la cour. Quelques mois plus tard, il fait paraître pour se justifier le Recueil des Inscriptions, Figures, Devises et Mascarades ordonnées en l'Hôtel de ville à Paris, le jeudi 17 de février 15S8. Ce sera le seul livre qu'il publiera de son vivant. Cette même année, toutefois. Du Bellay fait l'éloge de « ce Démon de Jodelle » dans trois sonnets des Regrets.



1559



— Selon le témoignage de Guillaume des Autclz, Jodelle aurait

décidé d'abandonner la poésie pour se consacrer à la carrière des armes.



1560



— Ronsard publie dans la première édition collective de ses

Œuvres un sonnet en hommage très chaleureux à Jodelle.



1563



— Jodelle adresse plusieurs sonnets au roi Charles IX et à la reine Catherine de Médicis pour célébrer la paix d'Amboise et la reconquête du Havre.



1566



— Il ressort d'un acte du Parlement de Paris relatif à la saisie

des revenus du Lymodin que son fief se trouve alors sous séquestre ; Jodelle a été condamné à mort avec confiscation de ses biens, on ne sait dans quelles circonstances ni pour quelles raisons, peut-être au début de 1564. Cette condamnation sera levée puisqu'on le retrouve bientôt à Paris, bien vu à la cour, et que Charles IX le gratifie plusieurs fois de sommes considérables.



1567



— A l'automne, Jodelle écrit plusieurs sonnets contre les

protestants et « contre les ministres de la nouvelle opinion ». A partir de cette date, il compose divers poèmes liés aux événements, en se faisant le porte-parole des catholiques intransigeants et l'apologiste de la politique royale, en parfait poète courtisan. En 1572, il va jusqu'à approuver le massacre de la Saint-Barthélémy dans trois sonnets ; cette année-là, il reçoit 500 livres tournois de Charles DC, « en considération des services qu'il lui a ci-devant et de longtemps faits ». Il se plaint fréquemment d'être malade. Durant ces années, comme les poètes les plus connus de l'époque, Philippe Desportes, Amadys Jamyn, Pontus de Tyard, il fréquente le salon de la Maréchale de Retz, qui lui inspire de sombres poèmes d'un amour impossible. Certains formeront, mêlés à des vers plus anciens, la matière des Amours dans le recueil posthume des Œuvres et Mélanges ; d'autres seront retrouvés dans le fameux Album de la Maréchale de Retz.



1573

— Le 23 juillet, Jodelle dicte son testament, « gisant au lit malade » ; il meurt dans les jours qui suivent. Pierre de L'Estoile rapporte sa fin dans son Journal : « Le proverbe qui dit : telle vie, telle fin, fut vérifié dans Etienne Jodelle, poète parisien, qui mourut cette année, à Paris, comme il avait vécu, duquel la vie ayant été sans Dieu, la fin fut aussi sans lui, c'est-à-dire très misérable et épouvantable, car il mourut sans donner aucun signe de reconnaître Dieu, et en sa maladie comme il fut pressé de grandes douleurs, étant exhorté d'avoir recours à Dieu, il répandait que c'était un chaud Dieu et qu'il n'avait garde de le prier ni reconnaître jamais tant qu'il lui ferait tant de mal, et mourut de cette fajjon, dépilant et maugréant son créateur avec blasphèmes et hurlements épouvantables. »



1574



— Contrairement à l'usage, ses amis poètes ne publient pas de tombeau poétique en son honneur ; seul Agrippa d'Aubi-gné, qui a 22 ans, lui rend hommage dans une plaquette. Vers funèbres sur la mort d'Etienne Jodelle Parisien Prince des Poètes Tragiques. A l'automne, Charles de Ia Mothe publie les Œuvres et Mélanges poétiques d'Estienne Jodelle, Sieur du Lymodin. La préface annonçait d'autres volumes qui n'ont jamais paru.





Œuvres



L'Eugène (1553)

Cléopâtre captive (1553)

Didon se sacrifiant (vers 1555) qui reprend la matière et un certain nombre de vers de L'Énéide de Virgile (IV).

Les Amours et autres poésies Texte en ligne








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Etienne Jodelle
(1532 - 1573)
 
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Portrait de Etienne Jodelle


Biographie / Œuvres

1532

Bibliographie

Poète et dramaturge français, l'une des gloires — mais la plus méconnue — de la Pléiade, Jodelle est aussi musicien, peintre, architecte, orateur et « vaillant aux armes ». Élève de Muret au collège de Boncourt, il fait jouer dès l'âge de vingt ans une pièce, Eugène, première tentative pour créer une comédie nationale. Jodelle semble avoir écrit une autre comédie, La Rencontre, qui, elle, est perd