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Alfred de Vigny



Biographie / Œuvres de Alfred de Vigny


Poésie / Poémes d'Alfred de Vigny





Il naît dans une famille issue de la noblesse. Victor de Vigny, le grand-oncle d'Alfred, est admis chevalier de l'ordre de Malte en 17171. Son grand-père maternel, Didier de Baraudin, est écuyer et chef d'escadre dans la marine royale2. Son manoir du Maine-Giraud, situé près d'Angoulème, et où l'écrivain finira ses jours, n'est pas un fief mais un domaine acheté en 1768.



Son père est un ancien officier vétéran de la guerre de Sept Ans, âgé d'une soixantaine d'années et quasiment infirme lorsqu'Alfred vient au monde. Sa mère, Jeanne-Amélie de Baraudin, âgée d'une trentaine d'années, a déjà donné naissance à trois enfants, tous morts en bas âge. Alfred incarne le dernier espoir de continuer la lignée.



Sa carrière militaire dure plus de dix ans et n'est guère exaltante. Blessé au genou lors d'une manœuvre, il escorte néanmoins la calèche de Louis XVIII fuyant le retour de Napoléon pendant les Cent-Jours. En 1816, à la Seconde Restauration, il passe dans l'Infanterie de la Garde royale, au grade de sous-lieutenant. Il végète dans les compagnies rouges, mène la vie de garnison monotone et sans éclat.



Son premier texte publié est un essai sur l'œuvre de Byron, dont les œuvres complètes sont parues en 1820. Le Bal, son premier poème, est publié la même année. Les deux textes paraissent dans Le Conservateur littéraire, la revue de Victor Hugo. Vigny le fréquente, ainsi que Charles Nodier, Alexandre Soumet et le reste du Cénacle. Il devient ami de Victor Hugo et publie en 1822 un recueil de poésie, sous couvert d'anonymat. L'ouvrage passe inaperçu. Le 22 octobre de la même année il est témoin du mariage de Hugo avec Adèle Foucher. Il est reçu chez Sophie Gay, désireuse de le voir épouser sa fille Delphine, la « Muse de la patrie », mais Mme de Vigny fait obstacle au projet.



La révolution de Juillet réveille en lui le pessimisme. Il réagit vivement devant les erreurs répétées des gouvernements de la Restauration. Les ordonnances du ministère Polignac le font douter de la politique. La Maréchale d’Ancre, représentée à l’Odéon le 25 juin 1831, avec laquelle il fait sa véritable entrée au théâtre, exprime ces doutes. À travers ce drame historique il se prononce pour l'idée de l’abolition de la peine de mort en matière politique.



Il fait alors quatre séjours dans son domaine de Charente, le Manoir du Maine-Giraud à Champagne-Vigny (anciennement Champagne-de-Blanzac), en 1838, 1846, 1848-49 et 1850-53, soit, au total, pendant cinq des vingt-cinq dernières années de sa vie. Là il veille sur sa femme Lydia, quasiment infirme et silencieuse. Au cours de ses passages en Charente, il s’intéresse à la vie du domaine, qu’il restaure et entretien, tandis qu’il poursuit son œuvre, rédigeant une partie de ses Mémoires de famille, puis de ses Mémoires politiques9, et travaillant à quelques poèmes. C’est ainsi qu’en 1838 il met au net La Mort du loup dans sa tour du Maine-Giraud ; en 1846, il y dresse le plan de La Bouteille à la mer (qu'il termine, au même endroit, en 1853) ; en 1849, il y achève Les Destinées, texte qui donnera son titre au recueil de 186410. Éloigné des salons parisiens, il n'en demeure pas moins attentif à la vie littéraire et politique de son temps. En octobre 1852 il dîne même à Angoulême avec le prince-président Louis-Napoléon qui voyage en province à des fins de propagande (les deux hommes s’étaient rencontrés en 1839, à Londres).



Après Poèmes antiques et modernes (1826), il révèle des dons de narrateur avec son roman historique Cinq-Mars (1826). Il se laisse aller au théâtre et écrit des adaptations en vers de Shakespeare, celle d'Othello, qui sera jouée à la Comédie-Française le 24 octobre 1829. Il passe pour un écrivain heureux et épouse, en février 1826, Lydia Benbury, une Anglaise rencontrée à Oloron et qui passait pour une riche héritière. Cependant, à partir de 1830, Vigny s'assombrit. La révolution de 1830 lui déplaît, il n'aime guère la dynastie régnante. Sous Louis-Philippe, il devient commandant de la garde nationale, et, pendant deux années, dirige une compagnie. Il est gagné par des sentiments humanitaires et n'accorde aucune confiance à Louis-Philippe, hissé sur le trône par une bourgeoisie d'argent. Il s'intéresse aux saint-simoniens et au christianisme social de Lamennais. Il renonce à la poésie pour se consacrer aux parias de la société moderne. Il évoque l'isolement du poète dans Stello (1832) d'où il tire le drame de Chatterton (1835).



Il meurt en 1863 des suites d'un cancer.





œuvres



Poèmes (1822)

Éloa, ou La Sœur des Anges (1824)

Poèmes antiques et modernes (1826)

Cinq-Mars (1826)

Roméo et Juliette (1828), traduction en vers de la pièce de Shakespeare

Shylock (1828), adaptation en vers du Marchand de Venise

Le More de Venise (1829), traduction en vers d'Othello, précédé de la Lettre à Lord ***

La Maréchale d'Ancre (1830)

L'Almeh (Scènes du Désert) (1831) (inachevé)

Les Consultations du Docteur Noir : Stello ou les Diables bleus : première consultation (1832)

Quitte pour la peur (1833)

Servitude et grandeur militaires (1835)

Chatterton (1835)

Daphné : seconde consultation du Docteur Noir (1837) (inachevé)

Les Destinées (1864)

Journal d'un poète (1867)

Œuvres complètes (1883-1885)








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Alfred de Vigny
(1797 - 1863)
 
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