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Alfred de Vigny



Biographie, ouvres de Alfred de Vigny


Poésie / Poémes d'Alfred de Vigny





Naissance: 27 mars 1797 Loches, France, Ire République
Décès: 17 septembre 1863 Paris, Empire français

Alfred Victor, comte de Vigny est un écrivain, dramaturge et poète français.

On trouve dans « La maison du berger » quelques-uns des plus beaux vers d'amour de la langue française. Qui était Eva à qui s'adresse Vigny dans le poème ? Ce nom apparaît dans « Le journal d'un poète » au moment de la rupture avec Marie Dorval. Figure de femme idéalisée, Eva ne serait-elle pas Marie Dorval telle que Vigny la rêvait ?

Alfred de Vigny naît à Loches le 22 mars 1797, dans une famille noble dont les origines remontent à la Renaissance. Alfred, quatrième fils, est le seul survivant : aucun de ses aînés n'a dépassé l'âge de 3 ans. Sa mère, d'origine piémontaise, aime la peinture, la musique, la littérature et éduque son fils selon les principes de Jean-Jacques Rousseau, lui faisant, notamment, prendre des bains d'eau froide pour « l'endurcir », habitude qu'il gardera toute sa vie.
Placé en pension à l'âge de 10 ans, il s'y ennuie tant et devient si renfermé que ses parents l'en retirent et lui offre un abbé-précepteur. Alfred de Vigny passera son adolescence non pas avec des enfants de son âge, mais parmi des « hommes faits, des vieillards illustres ».
À 17 ans, rêvant de gloire militaire (nous sommes sous l'Empire) il envisage de se présenter à Polytechnique, mais la première Restauration lui permet d'obtenir, grâce aux relations de sa famille, qui a toujours refusé Napoléon « l'Usurpateur », dans la Maison militaire du roi Louis XVIII, une nomination de sous-lieutenant dans l'escadron des Gendarmes rouges, un corps d'élite et de luxe dont sont jaloux les autres corps d'armée. L'épopée militaire dont il rêvait devient banale vie de garnison, à Versailles. Lors de la seconde Restauration, la Garde rouge est dissoute. Vigny se retrouve dans un régiment d'infanterie, toujours sous-lieutenant. Pour tromper son désœuvrement, il lit, notamment Chénier et Chateaubriand, compose des poèmes, se lie d'amitié avec Victor Hugo.

Sa mère, devenue veuve, gère sa vie sentimentale, et lui fait épouser, en 1825, la riche héritière d'une famille anglaise qui a fait sa fortune en Guyane anglaise (mais le fantasque et richissime beau-père, ancien gouverneur de la Jamaïque, déshérite le couple). La mariée refusant de parler le français, Alfred, se lance dans l'apprentissage de l'anglais, et en profite pour traduire et faire jouer Shakespeare (Roméo et Juliette, Othello...). Capitaine (à l'ancienneté), il prend des congés de plus en plus longs (et se fera définitivement réformer pour raison de santé en 1827) pour participer activement à la vie littéraire. Témoin de Victor Hugo à son mariage, ami de Gautier, de Dumas et de Delacroix, du « vieux » Lamartine et du «jeune » Musset, il compose Éloa (1824), un poème applaudi par l'école romantique, puis publie le premier roman historique français Cinq-Mars (1826), qui inspirera Dumas, Hugo et Mérimée ; puis les Poèmes antiques et modernes (1826) où l'on trouve Le Cor, Moïse, Stello (1832)...
Son drame Chatterton fait, en 1835, un triomphe. Le rôle féminin y est tenu par l'actrice Marie Dorval, égérie du mouvement romantique, avec laquelle il entretient une liaison tumultueuse de six ans. Cette même année, il fait paraître Servitude et grandeur militaires, un recueil de nouvelles. Il est au faîte de la gloire littéraire, mais fuit, de plus en plus tourmenté et solitaire, les réunions mondaines. Après plusieurs échecs, il est reçu en 1845 à l'Académie française.

Mais sa vie est amère, malgré des liaisons amoureuses avec Louise Collet, nouvelle égérie des cénacles littéraires et d'autres jeunes femmes : sa mère, qui n'a cessé de veiller sur sa vie, est morte en 1837, son épouse est impotente d'obésité et devient aveugle, et il échoue aux élections législatives de 1849. Il s'est installé en province, dans le Maine, à l'écart du monde, comme pour mieux cultiver sa misanthropie.
En 1852, en se ralliant à Napoléon III, il se brouille avec ses anciens amis, parmi lesquels Hugo, qui a préféré l'exil. Sa « sainte solitude » grandit ; son seul confident est son Journal. En 1862, il perd sa femme, avec laquelle il ne s'est guère entendu mais dont il a toujours cherché à soulager les souffrances, tout au long de leur vie conjugale, et commence à souffrir d'un cancer du foie ; il reste stoïque, gardant, selon son expression, « le désespoir paisible ». Revenu à Paris pendant l'été, il s'éteint le 17 septembre 1863.

Figure du romantisme, il écrit parallèlement à une carrière militaire entamée en 1814 et publie ses premiers poèmes en 1822. Avec la publication de Cinq-Mars en 1826, il contribue au développement du roman historique français. Ses traductions versifiées de Shakespeare s'inscrivent dans le drame romantique, de même que sa pièce Chatterton (1835). Son œuvre se caractérise par un pessimisme fondamental, et une vision désenchantée de la société. Il développe à plusieurs reprises le thème du paria, incarné par le poète, le prophète, le noble, Satan et le soldat. Sa poésie est empreinte d’un stoïcisme hautain, qui s’exprime en vers denses et dépouillés, souvent riches en symboles, annonçant la modernité poétique de Baudelaire, Verlaine et Mallarmé.

Dès 1816, Vigny compose des poèmes et, à partir de 1820, il fréquente Nodier et Hugo au Cénacle. Sa carrière littéraire est lancée et parallèlement à des pièces poétiques qu'il réunit dans ses Poèmes antiques et modernes (cf.Moïse, La Fille de Jephté et Le Cor qui sont repris ici), Vigny exploite son talent dramatique, d'abord dans Cinq-Mars (1826), dans une adaptation de l'Othello de Shakespeare (1829) puis, surtout, dans Chatterton (1835).

Entre 1835 et 1848, Vigny subit une série d'épreuves (rupture d'avec Marie Dorval, mort de sa mère, maladie de son épouse, échec électoral aux élections de 1848) qui le poussent à l'isolement. C'est à partir de cette époque que Vigny travaille à son chef-d'œuvre, Les Destinées, que nous reprenons intégralement sur ce site. De 1838, avec La Mort du Loup, jusqu'à 1863 (L'Esprit pur), Vigny compose lentement ce recueil aux allures philosophiques dans lequel un pessimisme radical se manifeste d'abord (par exemple dans Le Mont des Oliviers) mais où, progressivement, avec des pièces comme Une Bouteille à la mer et L'Esprit pur, l'espoir est placé dans les vertus du progrès social, intellectuel et spirituel.





 



Alfred de Vigny
(1797 - 1863)
 
  Alfred de Vigny - Portrait  
 
Portrait de Alfred de Vigny


Biographie / Œuvres

Il naît dans une famille issue de la noblesse. Victor de Vigny, le grand-oncle d'Alfred, est admis chevalier de l'ordre de Malte en 17171. Son grand-père maternel, Didier de Baraudin, est écuyer et chef d'escadre dans la marine royale2. Son manoir du Maine-Giraud, situé près d'Angoulème, et où l'écrivain finira ses jours, n'est pas un fief mais un domaine acheté en 1768.

Son père e