Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Jules Supervielle

Grenade - Poéme


Poéme / Poémes d'Jules Supervielle





L'aube touche d'un regard long
Les tours et les urbaines combes.
Le ciel guidé par les colombes
Descend sur la ville à tâtons.



Sur chaque toit une fumée
Dans un itinéraire sourd
S'en va rejoindre au fond du jour
Les vieilles nuits mal consumées.



Un nuage de
Charles-Quint
Frôlant les cyprès catholique
S'ouvre et des anges balsamiques
Glissent aux pentes du matin,



Anges de marbre et de peinture
Au vol roman ou renaissant,
Vierge au sourire diligent
Qui cherche l'âme sous la bure.



Un lion gronde dans sa pierre
Et vient par le chemin de ronde

Où des fleurs et des lucioles
Lui font auréole et lumière,



Son cœur par le marbre pressé
A son pas fait un bruit de chaîne
Rien ne lui peuvent les fontaines,
L'eau qui coule pour consoler.











Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Jules Supervielle
(1884 - 1960)
 
  Jules Supervielle - Portrait  
 
Portrait de Jules Supervielle


Biographie / Œuvres

Ses parents, français, se sont expatriés en Uruguay pour fonder une banque. De retour en France pour des vacances, l'année même de la naissance de Jules, il meurent tous les deux : il devait y avoir quelque chose dans l'eau du robinet… C'est son oncle et sa tante qui l'élèvent et qui s'occupent de la banque en Uruguay.
Ce n'est qu'à l'âge de 9 ans qu'il apprend qu'il est adopté.

Chronologie

De 1880 à 1883 : Bernard, oncle du poète, fonde en Uruguay une banque avec sa femme Marie-Anne. Cette entreprise devient rapidement familiale : Bernard demande à son frère Jules, père du poète, de venir le rejoindre en Uruguay. Jules fait du trio un parfait quatuor en épousant sa propre belle-soeur, Marie, soeur de Marie-Anne et mère du poète.