Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

François-Marie Arouet Voltaire

Biographie, œuvres de François-Marie Arouet Voltaire


Poésie / Poémes d'François-Marie Arouet Voltaire





Naissance: 21 novembre 1694 à Paris
Décès: 30 mai 1778

François-Marie Arouet, dit Voltaire, est un écrivain et philosophe qui a marqué le XVIIIe siècle et qui occupe une place particulière dans la mémoire collective française et internationale.

Figure emblématique de la France des Lumières, chef de file du parti philosophique, son nom reste attaché à son combat contre « l’Infâme », nom qu’il donne au fanatisme religieux, et pour la tolérance et la liberté de penser. Déiste en dehors des religions constituées, son objectif politique est celui d’une monarchie modérée et libérale, éclairée par les « philosophes ». Intellectuel engagé au service de la vérité et de la justice, il prend, seul et en se servant de son immense notoriété, la défense des victimes de l’intolérance religieuse et de l’arbitraire dans des affaires qu’il a rendues célèbres (Calas, Sirven, chevalier de La Barre, comte de Lally).




François-Marie Arouet, dit Voltaire, né à Châ-tenay (près de Sceaux) le 20 février 1694. Il est le troisième fils d'un notaire dont la famille est originaire du Poitou. Élevé au collège Louis-le-Grand, chez les jésuites, il en sort ne sachant, comme il l'écrira plus tard, « que du latin et des sottises ». Pour l'arracher à ses fréquentations libertines, son père le fait nommer secrétaire de l'abbé de Châteauneuf, ambassadeur en Hollande ; mais une amourette le fait envoyer de La Haye à Paris, où il doit se résigner à entrer dans l'étude d'un procureur (janvier 1714), qu'il quitte l'année suivante. Accusé d'être l'auteur de vers injurieux pour le Régent, il est exilé (mai 1716) d'abord à Tulle, puis à Sully-sur-Loire. À peine revenu à Paris, un écrit satirique qui court sous son nom le fait arrêter (16 mai 1717) et conduire à la Bastille, où il demeure onze mois. C'est là qu'il commence à écrire La Henriade et achève la tragédie Œdipe, commencée en 1712, et qui est jouée avec succès le 18 novembre 1718.

François-Marie Arouet est né officiellement le 21 novembre 1694 à Paris et a été baptisé le lendemain à l'église de Saint-André-des-Arcs. Mais Voltaire a plusieurs fois affirmé qu'il était né en réalité le 20 février 1694 à Châtenay-Malabry . Il a contesté aussi sa paternité, persuadé que son vrai père était un certain Rochebrune1, client du notaire Arouet, « mousquetaire, officier, auteur » et « homme d'esprit ». Le baptême à Paris aurait été retardé du fait de la naissance illégitime et du peu d’espoir de survie de l’enfant. Aucune certitude n’existe sinon que l’idée d’une naissance illégitime et d’un lien de sang avec la noblesse d’épée ne déplaisait pas à Voltaire

Après un séjour en Hollande (1722) et le demi-succès de sa tragédie Mariamne (1724), favori de la marquise de Prie, pensionné du roi et de la reine, il se croit sur le chemin de la fortune à la Cour quand, à la suite d'une querelle avec le chevalier de Rohan, qui le fait baston-ner et qu'il provoque de nouveau, il est arrêté (18 avril 1726) et de nouveau conduit à la Bastille. Libéré un mois plus tard, il passe en Angleterre où il demeure trois ans. Pendant ce séjour, il publie deux essais en anglais, et une édition complète de La Henriade (1728). Revenu en France, il fait jouer Brutus (1730), Ériphyle, Zaïre (1732), son chefd'ceuvre théâtral, puis Adélaïde du Guesclin (1734). Avec ses Lettres anglaises commencent les persécutions et les tracasseries qui ne cesseront que lorsqu'il sera définitivement installé en Suisse. Elles sont condamnées à être brûlées (10 juin 1734) et il est décrété de prise de corps. Il s'enfuit en Lorraine, puis à Bâle, revient s'établir à Cirey, chez Mme du Châtelet, sa maîtresse, et se livre avec elle à l'étude des sciences physiques et mathématiques. En septembre 1740, il rend visite, près de Clèves, à Frédéric II de Prusse, avec lequel il est en correspondance. Sa tragédie Mahomet, qu'il dédie au pape Benoît XIV, est un triomphe à Bruxelles et à Paris, mais les tirades contre le fanatisme qui y sont clamées ne trompent personne, et il doit retirer la pièce (1742). Il se dédommage par l'immense succès de Mérope (1743). À la suite d'une mission secrète auprès de Frédéric II, il devient, avec l'appui de Mrac de Pompadour, historiographe et gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi. Après avoir tenté deux fois d'entrer à l'Académie française, il y est reçu le 9 mai 1746, grâce à une solennelle profession de foi catholique, palinodie qu'il renouvellera plusieurs fois.

Des paroles imprudentes l'obligent à quitter la Cour et à se cacher chez la duchesse du Maine, dans le château de Sceaux, où il écrit Zadig. De là, il passe à la cour du roi Stanislas, en Lorraine (1749), soutient Mrae du Châtelet dans son agonie, puis se rend auprès du roi de Prusse (1750), qui l'accueille chaleureusement et le comble d'honneurs. Mais il ne tarde pas à se quereller avec les familiers du roi, et en ridiculise certains dans un pamplilet que Frédéric II fait saisir et brûler par le bourreau en place publique.
Prenant prétexte de la parution à Paris de son Siècle de Louis XIV, il obtient l'autorisation de quitter la Prusse, mais Frédéric II le fait rattraper quand il s'aperçoit que Voltaire a bassement dérobé des poèmes royaux pour faire rire tout Paris aux dépens de Frédéric II. Finalement, il recouvre sa liberté. Après avoir séjourné en Alsace, où, pour s'attirer les faveurs du clergé, il se confesse et communie solennellement (1754), il finit par décider de s'installer en Suisse. En 1758 il achète la terre de Ferney et s'y construit un château où il attire une colonie d'artisans et de cultivateurs. En toute sécurité, il peut désormais se consacrer aux polémiques qui, depuis la publication de l'Encyclopédie, dont il a été l'un des principaux collaborateurs, mobilisent son ironie et son énergie. Il fait successivement paraître l'Essai sur les mœurs (1756), Candide (1759), son meilleur conte, l'Histoire de la Russie, pour complaire à Catherine de Russie, le Dictionnaire philosophique portatif (1764), et La Guerre civile de Genève (1768) où il exhale toute sa haine contre Rousseau. S'y ajoutent des tragédies, des contes en vers et en prose, des satires, une abondante correspondance, et surtout des écrits appelant à la tolérance religieuse, des tentatives de réhabilitation d'hommes assassinés par le « fanatisme » et une justice arbitraire : affaires Callas, du chevalier de La Barre, de Lally...

Début 1778, Voltaire, assuré qu'il ne sera pas inquiété pendant son voyage, se décide à quitter Ferney avec sa nièce (et maîtresse ?) Mme Denis, et arrive à Paris le 10 février, pour fêter ses 85 ans. Son séjour n'est qu'une suite d'ovations ; lors de la première représentation de sa tragédie, Irène, son buste est solennellement couronné en sa présence. Le 20 mai, épuisé, il s'alite, et expire le 30. Son corps est secrètement inhumé à l'abbaye de Sallières (en Champagne). La Convention, par décret du 11 juillet 1791, le fait déposer au Panthéon.

Émilie du Châtelet a 27 ans, 12 de moins que Voltaire. Fille de son ancien protecteur, le baron de Breteuil, elle décide pendant seize ans de l’orientation de sa vie, dans une situation quasi conjugale (son mari, un militaire appelé à parcourir l’Europe à la tête de son régiment, n’exige pas d’elle la fidélité, à condition que les apparences soient sauves, une règle que Voltaire « ami de la famille » sait respecter). Ils ont un enthousiasme commun pour l’étude et sous l’influence de son amie, Voltaire va se se passionner pour les sciences. Il « apprend d’elle à penser13 » dit-il. Elle joue un rôle essentiel dans la métamorphose de l’homme de lettres en « philosophe ». Elle lui apprend la diplomatie, freine son ardeur désordonnée. Ils vont connaître dix années de bonheur et de vie commune. La passion se refroidit ensuite. Les infidélités sont réciproques (la nièce de Voltaire, Mme Denis, devient sa maitresse fin 1745, secret bien gardé de son vivant ; Mme du Châtelet s’éprend passionnément de Saint-Lambert en 1748), mais ils ne se sépareront pas pour autant, l’entente entre les deux esprits demeurant la plus forte. À sa mort, en 1749, elle ne sera jamais remplacée. Mme Denis, que Voltaire aimera tendrement, va régner sur son ménage (ce dont ne se souciait pas Mme du Châtelet), mais elle ne sera jamais la confidente et la conseillère de ses travaux.

Grâce à son ami François Tronchin, Voltaire achète sous un prête-nom (les catholiques ne peuvent pas être propriétaire à Genève) la belle maison des Délices et en loue une autre dans le canton de Lausanne pour passer la saison d'hiver. Les Délices annoncent Ferney. Voltaire embellit la maison, y mène grand train, reçoit beaucoup (la visite du grand homme, au cœur de la propagande voltairienne, devient à la mode), donne en privé des pièces de théâtre (le théâtre est toujours interdit dans la ville de Calvin). Très vite, les pasteurs suisses lui « conseillent » de ne rien publier contre la religion tant qu’il habite parmi eux.

Voltaire ne se sent pas bien, même si son état de santé et son humeur changent d’un jour à l’autre. Il veut se prémunir contre un refus de sépulture44. Dès le 2 mars, il fait venir un obscur prêtre de la paroisse de Saint-Sulpice, l’abbé Gaultier, à qui il remet une confession de foi minimale (qui sera rendue public dès le 11 mars) en échange de son absolution.

Tout d’abord, la religion ou devrait-on dire le fanatisme religieux. Cette formule célèbre « il faut écraser l’infâme » est un pamphlet contre l’intolérance et l’obscurantisme religieux. Dès lors, les Lettres philosophiques (1734), Candide (1759), Zadig (1748), Le Fanatisme ou Mahomet le prophète (1741), le Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas (1763) font figure d’archétype.

Puis, la diffusion du savoir fut aussi son « cheval de bataille » : des œuvres telles le Dictionnaire philosophique (1764), De l’horrible danger de la lecture (1765), ou encore sa contribution à l’Encyclopédie (1751-1772) caractérisent ce combat.

Mort en 1778, il est porté en 1791, après la Révolution, au Panthéon.







Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



François-Marie Arouet Voltaire
(1694 - 1778)
 
  François-Marie Arouet Voltaire - Portrait  
 
Portrait de François-Marie Arouet Voltaire


Voltaire, entre la légende et l'histoire


La vie de voltaire