Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Yves Untel PASTEL

DÉSABUSÉ ! - Poéme À propos de moi



Poémes À propos de moi de Yves Untel PASTEL





DÉSABUSÉ !

Tu sais quoi, mon ami ?
Je n’y crois plus !
Il me faut une raison de continuer à œuvrer,
Les belles causes sont des chimères.

Il est vrai que le voile noir du renoncement me barre l’horizon.
Non, vraiment, je n’y crois plus.
Pourtant longtemps je fus un zélateur infatigable.

Pourquoi, pour qui continuer à gratter
L’écorce épaisse du cœur des hommes ?

La violence ultime est la seule loi qui semble avoir raison.
Le monde est une jungle et les êtres, des bêtes chacun en sa condition.

Les fauves défendent leurs territoires, plus vastes, assauts après assaut.
Les espèces plus faibles plient l’échine pour ne pas périr.

Elles remballent leur dignité et font allégeance
Contre ceux de leur genre si la nécessité l’impose.

L’honneur n’a plus de sens.
Se compromettre s’il le faut, survivre à tout prix, voilà le maître mot.

Me voilà hantant les bosquets sombres, vieux cerf désabusé.
Parfois je brame crieur esseulé du fond de mon ermitage.

Plus loin furète une horde de jeunes chiens qui m’ignorent.
Ils fomentent quelques larcins que plus aucun interdit ne règle.

Ceux de la race des carnassiers font la loi.
Que reste-t-il de la morale des nations ?
Resterait-il des incrédules pour y croire ?

Le clan des puissants sème le chaos, répand le carnage,
Déchiquette, disloque, démembre, estropie, brise et incendie.

Après les cris d’effroi et les molles indignations
Le temps du refroidissement de la cendre
L’ordre martial s’installe jusqu’à la prochaine exaction.

Les brebis apeurées, toujours les mêmes à payer le tribut
Les brebis éperdues suivent la marche sans franchir les lignes.

Elles bêlent parfois comme on maugrée ou comme on chiale.
Tout cela est sans conséquences
Sur le monde qui poursuit sa dérive sauvage.

Je ne comprends pas le monde, je ne le comprends plus
Ils ont tant parlé d’aurore et de renouveau
De progrès et de grandeur…

La lourde tenture de la grande mascarade s’est affaissée, brutale.
Pourtant j’y ai longtemps cru
Espérant une ère de fulgurance spirituelle.
Tu sais quoi mon ami ?
Je sens ramper l’hiver,
Il me faut une raison de continuer à œuvrer
Il me faut une source de joie nouvelle.

On ne peut vivre vraiment
On ne peut faire prendre l’étincelle de l’Amour
Sans continuer à y croire !

Tu sais quoi, mon ami ? Je n’y crois plus ! C’est tout !
Voilà, je rassemble mon viatique, j’enfile mes sandales
Je vais arpenter le sentier de l’errant !

Yves UNTEL PASTEL






Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Yves Untel PASTEL

Liste des auteurs
poètes classiques
A B C D E
F G H I J
K L M N O
P Q R S T
U V W X Y
Z        



Une plume sur mon cou
     Poème Romantique de Yves Untel PASTEL

Le goût du manque
     Poème Romantique de Yves Untel PASTEL

Femme fatale
     Poème Romantique de Yves Untel PASTEL

Le petit train
     Poème Divers de Yves Untel PASTEL

VOULOIR
     Poème Divers de Yves Untel PASTEL

LES CONFETTIS LÉPREUX !
     Poème Divers de Yves Untel PASTEL

L'amour sur ton chemin
     Poème Amour de Yves Untel PASTEL

Le jardinier et l'arbre !
     Poème À propos de moi de Yves Untel PASTEL

Liste des poètes moderne