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Yves Bonnefoy

Hic est locus patriae - Poéme


Poéme / Poémes d'Yves Bonnefoy





Le ciel trop bas pour toi se déchirai!, les arbres
Envahissaient l'espace de ton sang.
Ainsi d'autres armées sont venues, ô
Cassandre,
Et rien n'a pu survivre à leur embrassement.



Un vase décorait le seuil.
Contre son marbre
Celui qui revenait sourit en s'appuyant.
Ainsi le jour baissait sur le lieudit
Aux
Arbres.
C'était jour de parole et ce fut nuit de vent.



Le lieu était désert, le sol sonore et vacant,

La clé, facile dans la porte.

Sous les arbres du parc,

Qui allait vivre en telle brume chancelait.

L'orangerie,



Nécessaire repos qu'il rejoignait.

Parut, un peu de pierre dans les branches.



O terre d'un destin !
Une première salle
Criait de feuille morte et d'abandon.
Sur la seconde et la plus grande, la lumière
S'étendait, nappe rouge et grise, vrai bonheur.










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Yves Bonnefoy
(1923 - ?)
 
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