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Théophile de Viau

Sonnet 2 - Sonnet


Sonnet / Poémes d'Théophile de Viau





Phylis, tout est foutu, je meurs de la vérole,
Elle exerce sur moi sa dernière rigueur :
Mon vit baisse la tête et n'a point de vigueur.
Un ulcère puant a gâté ma parole.



J'ai sué trente jours, j'ai vomi de la colle,
Jamais de si grands maux n'eurent tant de longueur,
L'esprit le plus constant fût mort à ma langueur,
Et mon affliction n'a rien qui la console.



Mes amis plus secrets ne m'osent approcher,
Moi-même, en cet état, je ne m'ose toucher :
Phylis le mal me vient de vous avoir... foutue.



Mon
Dieu, je me repens d'avoir si mal vécu :
Et si votre courroux à ce coup ne me tue,
Je fais vœu désormais de ne foutre qu'en cul.








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Théophile de Viau
(1590 - 1626)
 
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