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Théophile de Viau

Je passe mon exil parmy de tristes lieux - Sonnet


Sonnet / Poémes d'Théophile de Viau





Je passe mon exil parmy de tristes lieux,

Où rien de plus courtois qu'un loup ne m'avoisine,
Où des arbres puants formillent d'Escurieux,
Où tout le revenu n'est qu'un peu de résine.



Où les maisons n'ont rien plus froid que la cuisine,
Où le plus fortuné craint de devenir vieux,
Où la stérilité faict mourir la lésine,
Où tous les
Elemens sont mal voulus des
Cieux.



Où le
Soleil contrainct de plaire aux destinées,
Pour estendre mes maux alonge ses journées,
Et me faict plus durer le temps de la moitié :



Mais il peut bien changer le cours de sa lumière.
Puis que le
Roy perdant sa bonté coustumiere
A destourné pour moy le cours de sa pitié.








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Théophile de Viau
(1590 - 1626)
 
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