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Max Jacob



L'unique - Poéme


Poéme / Poémes d'Max Jacob





Roi et surveillant des falaises de ces étendues

un jour tu tireras la couverture de l'Océan.

pour en sortir les morts étendus

mais tu ne sortiras pas de moi, de mon néant.

Veux-tu, ô roi, entrer dans mon néant ?

Dis-moi, père d'Adam, ce qu'est la vie de l'Homme

le cran d'arrêt de la prière ?

Écoute mes lèvres de prière et de gomme

je dresse ma tête noire, ô monarque du bonheur

il me semble que les rochers s'écroulent

Ta colère dans l'inutile élan des houles

plus bas est le vide des volcans

plus bas que le vide est le vide de mes os

mais tu ne t'en iras pas de moi, ô mystère.

La plénitude solide est derrière un chaos

derrière les arbres la plénitude est un mot.

La vérité serait avec
Toi en moi.



Vagues à vous contempler je perds et perds des heures

elles sont vos sourcils, les sourcils du
Seigneur.

Quand je vois les arbres je pense

aux bras du
Seigneur qui créa

et je vois l'eau qui se balance

au regard de l'ave maria

et je pense au petit homme ingrat

devant un rocher qui s'avance.

Vient la nuit à vos yeux augures

vienne un livre à vos chevelures

un poisson d'or à votre science

parce qu'il est une figure.

Mon ardeur à serrer le vent

celle d'approcher votre visage

votre parole à des voyages

d'un serviteur la nuit souvent.

Un vaisseau qui s'avance au large

c'est mon entrée au paradis

et la distance c'est la marge

entre le
Purgatoire et lui.

Or tu n'as été qu'une abeille sur terre

butinant
Dieu mais à la fois tous les poisons

et tes ailes puantes et tes poils délétères

te condamnent hélas à d'horribles maisons ;

tends le cou ton vieux cou ridé vers les ténèbres

toi pour avoir versé le péché comme
Hébé

vers les lacs de bitume où la douleur t'accueille

où les tisons doublure des passions te chauffent

vers les pays sans arbre et les arbres sans feuille



où jettent les démons ton épiderme au feu.
Là s'érige en forme de phallus une colonne les gens de ton espèce y sont enterrés vivants pour avoir désiré les modes et la soie ils porteront en eux le poids lourd de la soif, et pour tous leurs sourires, ils pâtiront l'ennui et dans la cécité d'une éternelle nuit.






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Max Jacob
(1876 - 1944)
 
  Max Jacob - Portrait  
 
Portrait de Max Jacob


Orientation bibliographique / Ouvres

1903
Le Roi Kaboul l et le marmiton Cauwain. Livre de prix pour les écoles (Picard et Kahn), Paris, Librairie d'éducation nationale, 1904.

Biographie

Il passe toute sa jeunesse à Quimper (Bretagne), puis s'installe à Paris, où il fréquente notamment le quartier de Montmartre et se fait de nombreux amis dont Picasso, qu'il rencontre en 1901, Braque, Matisse, Apollinaire et Modigliani.

Juif de naissance, il se convertit au catholicisme. Logeant au 7 de la rue Ravignan, l'image du Christ lui apparaît le 22 septembre 1909 sur le mur

La vie et l'Ouvre de max jacob


Chronologie


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