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Jean-Pierre Claris de Florian



Le prêtre de jupiter - Fable


Fable / Poémes d'Jean-Pierre Claris de Florian





Un prêtre de
Jupiter,



Père de deux grandes filles,



Toutes deux assez gentilles,



De bien les marier fit son soin le plus cher.



Les prêtres de ce temps vivaient de sacrifices,



Et n'avoient point de bénéfices.



La dot était fort mince.
Un jeune jardinier



Se présenta pour gendre ; on lui donna l'aînée.



Bientôt après cet hyménée



La cadette devint la femme d'un potier.



À quelques jours de là, chaque épouse établie



Chez son époux, le père va les voir.



Bon jour, dit-il, je viens savoir



Si le choix que j'ai fait rend heureuse ta vie,



S'il ne te manque rien, si je peux y pourvoir.



Jamais, répond la jardinière,



Vous ne fîtes meilleure affaire :



La paix et le bonheur habitent ma maison ;



Je tâche d'être bonne, et mon époux est bon :



Il sait m'aimer sans jalousie,



Je l'aime sans coquetterie ;



Aussi tout est plaisir, tout jusqu'à nos travaux ;



Nous ne désirons rien, sinon qu'un peu de pluie



Fasse pousser nos artichauts.



-
C'est là tout ? - oui vraiment. - tu seras satisfaite,



Dit le vieillard : demain je célèbre la fête



De
Jupiter ; je lui dirai deux mots.



Adieu, ma fille. - adieu, mon père.



Le prêtre de ce pas s'en va chez la potière



L'interroger, comme sa sour,



Sur son mari, sur son bonheur.



Oh !
Répond celle-ci, dans mon petit ménage,



Le travail, l'amour, la santé,



Tout va fort bien en vérité ;



Nous ne pouvons suffire à la vente, à l'ouvrage :



Notre unique désir serait que le soleil



Nous montrât plus souvent son visage vermeil



Pour sécher notre poterie.



Vous, pontife du dieu de l'air,



Obtenez-nous cela, mon père, je vous prie ;



Parlez pour nous à
Jupiter.



- très volontiers, ma chère amie :



Mais je ne sais comment accorder mes enfants ;



Tu me demandes du beau temps,



Et ta sour a besoin de pluie.



Ma foi, je me tairai, de peur d'être en défaut.



Jupiter mieux que nous sait bien ce qu'il nous faut ;



Prétendre le guider serait folie extrême.



Sachons prendre le temps comme il veut l'envoyer :



L'homme est plus cher aux dieux qu'il ne l'est à lui-même ;



Se soumettre, c'est les prier.





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Jean-Pierre Claris de Florian
(1755 - 1794)
 
  Jean-Pierre Claris de Florian - Portrait  
 
Portrait de Jean-Pierre Claris de Florian

Biographie / Ouvres

Jean-Pierre Claris de Florian est né à Florian près de Sauve, dans les Cévennes, le 6 mars 1755, perd sa mère très jeune, probablement à l'âge de deux ans.
Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.
Banni de Paris pendant

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