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Jean Orizet



Sur « la chute d'icare » - Poéme


Poéme / Poémes d'Jean Orizet





Après que la cire de ses ailes eut fondu,
Icare tomba longtemps, si longtemps même, que le soleil se couchait à l'horizon quand la mer l'engloutit.

Nul ne saura jamais pourquoi sa chute fut aussi lente.
Les
Dieux voulurent-ils, en retenant sa descente, prolonger son châtiment ou, à l'inverse, et par quelque étrange clémence, lui laisser le temps de s'habituer à la mort ?
Le mystère demeure.
Ce que l'on sait : au moment où le héros s'enfonçait dans l'eau verte, les siens l'avaient déjà oubbé; sa noyade passa inaperçue; à quelques encablures un vaisseau de haut bord appareillait, voilure en partie déployée ; tout à côté, sur la terre ferme, un laboureur traçait l'ultime sillon avant le soir; plus bas, au flanc d'une coUine, un berger observait le ciel, prêt à rentrer son troupeau ; plus bas encore, un pêcheur lançait une dernière fois sa ligne.



Apparemment égale, la vie continuait sans
Icare.

Mais, marin ou berger, laboureur ou pêcheur, l'homme ignorait en cet instant qu'il venait de manquer un magnifique rêve dont la réabté, déjà, volait vers lui.








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Jean Orizet
(1937 - ?)
 
  Jean Orizet - Portrait  
 
Portrait de Jean Orizet


Ouvres

Après avoir pratiqué le métier de journaliste, Jean Orizet devient le cofondateur, en 1969, de la revue Poésie 1 et travaille comme éditeur aux éditions du Cherche-midi. Ecrivain, voyageur et humaniste, ses textes, dont 'L' Attrapeur de rêves' ou 'La Cendre et l'étoile', lui permettent de figurer au rang des poètes les plus importants de sa génération.

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