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Jacques Prévert

Place du carrousel - Poéme


Poéme / Poémes d'Jacques Prévert





Place du Carrousel

vers la fin d'un beau jour d'été

le sang d'un cheval

accidenté et dételé

ruisselait

sur le pavé

Et le cheval était là

debout

immobile

sur trois pieds

Et l'autre pied blessé

blessé et arraché

pendait

Tout à côté

debout

immobile

il y avait aussi le cocher

et puis la voiture elle aussi immobile

inutile comme une horloge cassée

Et le cheval se taisait

le cheval ne se plaignait pas

le cheval ne hennissait pas

il était là

il attendait



et il était si beau si triste si simple

et si raisonnable

qu'il n'était pas possible de retenir ses larmes.

Oh

jardine perdus

fontaines oubliées

prairies ensoleillées

oh douleur

splendeur et mystère de l'adversité

sang et lueurs

beauté frappée

Fraternité.







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Jacques Prévert
(1900 - 1977)
 
  Jacques Prévert - Portrait  
 
Portrait de Jacques Prévert


Biographie / chronologie

Jacques ne veut rien savoir de tout ce qui s’appelle PRISON, il n’aime guère les prêtres et serviteurs d’ Église, car cela représente, à ses yeux, le pouvoir autoritaire, la passéisme le plus absolu et le conformisme le plus borné. La violence de l’anticléricalisme prévertien sera souvent rejetée avec dégoût et escamotée au profit de son intérêt pour les enfants, les fleurs ou les petits oiseaux.