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Isaac de Benserade

Biographie, œuvres de Isaac de Benserade


Poésie / Poémes d'Isaac de Benserade





Naissance: 15 octobre 1612 Lyons-la-Forêt en Normandie
Décès: 19 octobre 1691 Gentilly

Isaac de Benserade est un écrivain et dramaturge français.

Né à Paris selon les uns, à Lyons-la-Forêt selon les autres d'une famille protestante modeste, il abjure à l'âge de huit ans. Il a douze ans quand son père meurt. Bensérade se trouve seul et sans fortune. Il néglige ses études mais il connaît l'art de plaire. Il sait se faire aimer des dames de préférence riches et libérales — ou influentes. Grâce à une actrice de l'Hôtel de Bourgogne il parvient à faire jouer une de ses tragédies « Cléopâtre ». Richelieu le pensionne. A la mort du Cardinal il obtient la protection de la reine puis celle de Mazarin et enfin celle du roi. Il fait partie du petit cercle qui se réunit chez M"1 de La Vallière qui l'avait pris en grande amitié. Dans ces réunions où l'étiquette est adoucie, Bensérade montre son incontestable supériorité à faire des bouts-rimés, le grand délassement à la mode, pour lequel le roi professe une estime toute particulière. S'étant lié avec Lulli, il écrit de nombreux ballets ingénieux. Très apprécie à la cour, fêté dans la société mondaine où ses mots d'esprit, ses galanteries, ses pointes, ses propos piquants, la finesse de son badinage font merveille, c'est un homme d'esprit. L'esprit était alors l'une des qualités littéraires les plus appréciées. En avait-il plus que Voiture ?



On en disputa. La cour même se divisa à propos de son sonnet sur Job et de celui de Voiture sur Uranie lors de la fameuse « querelle des sonnets ». Elu à l'Académie Française, il s'emploie à y faire venir La Fontaine. Sa fortune l'abandonne un peu quand il se met en tête bizarrement de traduire en rondeaux les « Métamorphoses » d'Ovide, tentative qui fut mal reçue. Il cesse alors d'écrire, renonce à la cour et s'en va mourir à Gentilly, un jour d'octobre. Il est âgé de 78 ans.

D’origine huguenote, il fut baptisé à sept ou huit ans. Il a écrit son nom Bensseradde, Bensserade, Benserade. Ce fut un bel esprit, protégé de Richelieu, du duc de Brezé, puis de Mazarin ; il eut une pension de la reine, et « il était d’ailleurs secouru, dit d’Olivet, par quelques dames riches et libérales ». Il eut douze mille livres de revenu et roula carrosse. Il fréquenta l’hôtel de Rambouillet et envoya à une dame sa paraphrase de Job, l’accompagnant d’un sonnet qui fut mis en parallèle à celui de Voiture à Uranie. La cour fut divisée en Jobelins ayant pour chef le prince de Conti et en Uranins ayant à leur tête Mme de Longueville.

Les deux termes sont ambigus ; leur sens change selon les temps, les hommes et les mœurs. Entre la naissance du classicisme et son apogée, ils caractérisent des écrivains épris d'un langage raffiné (« précieux »), des sceptiques, tenants courageux de la « Ubre » pensée. Car prendre ses distances par rapport aux valeurs consacrées ne va pas sans risque. Les uns et les autres forment moins une école qu'ils ne reflètent et traduisent un état d'esprit qui conduira à la philosophie des Lumières... Si leurs excès les ont fait abondamment moquer, n'oublions pas qu'ils furent les défenseurs du féminisme, du savoir, et de la liberté des plaisirs. Ils sont, de plus, comme le prouve Michel Nuridsany dans ce livre, de très curieux poètes.

Poète, courtisan et bel esprit, Isaac de Benserade fut le protégé du cardinal de Richelieu, du duc de Brézé, de Mazarin et de Louis XIV et fut adulé par les milieux mondains de son époque. Pensionné à la hauteur de six cents livres par an par Richelieu, on lui doit une épitaphe humoristique à la mort de ce dernier : « Cy-gist, oui, gist, par la mort-bleu ! Le cardinal de Richelieu ; Et ce qui cause mon ennui, Ma pension avecque lui ».

Œuvres

Méléagre (1640)
Ballet de Cassandre (1647)
Le Sonnet de Job (1648)
Ballet des Fêtes de Bacchus (1651)
Ballet de la Nuit (1653)
Ballet des Proverbes (1654)
Ballet des Noces de Pélée et de Thétis (1654)
Ballet du Temps (1654)
Ballet des Plaisirs (1655)
Grand Ballet des Bienvenus (1655)
Ballet de Psyché (1656)
Ballet de l’Amour malade (1657
Ballet royal d’Alcidiane (1658)
Ballet de la Raillerie (1659)
Ballet royal de l’Impatience (1661)
Ballet des Saisons (1661)
Ballet des Arts (1663)
Ballet des Amours déguisés (1664)
Les Plaisirs de l'île enchantée (1664)
Ballet royal de la Naissance de Vénus (1665)
Ballet des Muses (1666)
Ballet royal de Flore (1669)
Métamorphoses d’Ovide en rondeaux (1676, in-4°)
Fables d’Ésope en quatrains (1678)
Ballet du Triomphe de l’Amour (1681)
Stances







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Isaac de Benserade
(1612 - 1691)
 
  Isaac de Benserade - Portrait  
 
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