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Henri Deluy

Vingt-quatre heures d'amour en juillet puis en aoÛt - Poéme


Poéme / Poémes d'Henri Deluy





J'attends qu'elle rôde, qu'elle tousse, Qu'elle bâille, qu'elle crache, qu'elle Tâte son gosier, qu'elle marche. J'attends une cloison de papier mâché. J'attends qu'une cloison de papier mâché Laisse venir à moi un peu d'elle.



Le froissement léger d'une tempête Amoureuse ne pourrait suffire. Quelques Plaintes sont nécessaires. Un extérieur Est nécessaire. Qui devient de jour en jour Plus sévère à la volupté d'autrui.



Elle demande à être embrassée sur la bouche. Je lui prends la tête à deux mains. Je lui caresse le visage. Aux tempes. Elle demande encore à être embrassée Sur la bouche.



Quand tu dis :

Toute chair, tu mords

Dans de l'histoire.

Et la toilette du mot demeure imaginaire.

Il pleut.



Le paysage



Un brouillard bleu laisse derrière lui

Une haleine froide. L'une des chaises

Est dérangée. La table, près de la porte.

Retenait un revers de rideau. Quand

La mer se retirait, les nuages disparaissaient

Le paysage était au-delà des arbres.

Nous ne savions plus ce qui avait été

Profondément modifié.



Avec quel bloc il faudrait

Se défendre.

Dans ce climat qui vient des mots.

Il y avait, près de ton cœur,

Une robe. Et sur ta robe, une fleur.

Comme une lèvre, un peu forte.

Puis un instant

D'inexactitude.

Et puis ma laideur d'homme Qui a besoin de plaire.



Le vent rabattait vers nous l'horizon. Une odeur de papier brûlé. Il faisait Encore plus chaud que d'habitude. Tu disais qu'il faut parfois faire l'amour Comme à l'école les travaux pratiques. Sans craindre d'être trop petit Ou trop grand. Sans attendre à demain, Ou qu'il fasse beau. Ou qu'il fasse froid.

Pourquoi faudrait-il qu'il fasse froid ?



Il fait une soirée étouffante. Seul le plancher Conserve un peu d'activité. Il faudrait accepter Les choses comme elles se présentent. Ou même De les voir comme elles se présentent.

Le ciel roule dans une voiture bleue.








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Henri Deluy
(1931 - ?)
 
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