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Etienne Durand



Sonnet xlvi - Sonnet


Sonnet / Poémes d'Etienne Durand





Le feu devers le
Ciel s'eslève incessament,

Les eaux courent au sein de la mer poissoniere,



Et sans fin dessus nous la
Lune avec son frère
Reversent l'eau qu'ils ont tiré subtilement.

Les arbres qui de terre ont leur accroissement
Par le temps ou par feu retournent en poussière :
Et mesme ce grand
Tout fait d'un rien seulement
Ne sera plus qu'un rien en son heure dernière.



Enfin tout icy bas retourne dont il vient,
Et par ce seul retour le monde s'entretient :
C'est donc avec raison, ma cruelle
Uranie,



Tes yeux ayant causé mes ardeurs peu à peu,
Que mes vers provenus des ardeurs de mon feu
Retournent à tes yeux, dont ils ont pris la vie.






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Etienne Durand
(1585 - 1618)
 
  Etienne Durand - Portrait  
 
Portrait de Etienne Durand


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