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Estienne de La Boetie

Sonnet v - Sonnet


Sonnet / Poémes d'Estienne de La Boetie





J'ay veu ses yeux perçans, j'ay veu sa face claire (Nul jamais sans son dam ne regarde les
Dieux)
Froit, sans cœur, me laissa son œil victorieux,
Tout estourdy du coup de la forte lumière :



Comme un surpris de nuit aux champs, quand il esclaire,
Estonné, se pallist si la flèche des cieux,
Sifflant, luy passe contre et luy serre les yeux :
D tremble, et veoit, transi,
Jupiter en colère.



Dy moy,
Madame, au vray, dy moy, si tes yeux verts
Ne sont pas ceux qu'on dit que l'Amour tient couverts ?
Tu les avois, je croy, la fois que je t'ay veuë :



Au moins, il me souvient qu'il me feult : lors advis
Qu'Amour, tout à un coup, quand premier je te vis,
Desbanda dessus moy et son arc, et sa veuë.






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Estienne de La Boetie
(1530 - 1563)
 
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