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VOLTAIRE - Un peu partout dans l'ouvre de Voltaire






Un peu partout dans l'ouvre de Voltaire, mais surtout dans la dernière partie de sa vie, on constate qu'il pratique un nécessarisme absolu.

Dieu est notre cause directe. Il produit toutes nos idées. Il est dans la nature le seul principe, le seul moteur, étemel, universel et constamment agissant.

Entre Dieu et nous aucun intermédiaire. Rien ne vient tempérer en nous l'action de Dieu, pas même notre faiblesse, nos incertitudes, ni l'espèce de voile que notre pensée pourrait mettre entre l'intervention divine et notre conscience. L'action divine agit en nous, sans nous, avec la netteté la plus grande.





Il en résulte que, selon Voltaire, tout homme suit irrésistiblement sa dernière idée. Celle-ci n'est pas nécessitée par la précédente. Elle est nécessitée seulement par l'action immédiate de Dieu. Tout se passe comme si dans chaque être, entre chaque action, chaque pensée, il y avait une absence de connexion complète, un vide minuscule mais total, immédiatement rempli par l'intervention divine. L'homme n'a donc aucun intérêt à chercher une continuité dans sa vie intérieure. A moins d'être un imbécile, il oriente toujours sa pensée vers le dehors (comme le fait VoltairE). « Penser à soi, dit Voltaire, c'est ne penser à rien. »

Conséquences : point de rêveries, point de choses vagues dans l'esprit : « Vous ne dites point de choses vagues », lui écrit Mme du Deffand (29 mai 1764). Le vide et le vague ne sont donc pas synonymes dans le vocabulaire de Voltaire. Le vague est une faiblesse de l'esprit, le vide est l'hiatus incessamment renouvelé dans l'esprit de l'homme par le caractère discontinu des actions divines en lui.

Rien donc de plus déterminé que la pensée voltairienne. Chacun suit irrésistiblement sa dernière idée. Chacun est une « marionnette de la Providence », un ballon que la main du sort (ou de DieU) pousse aveuglément. Si donc Voltaire s'interroge sur lui-même : « Que suis-je, où suis-je, où vais-je et d'où suis-je tiré ? », ses questions sont de pures questions de style, ou des questions purement oiseuses, car on sait à l'avance qu'elles ne comportent pas de réponse.



VOLTAIRE : TEXTES



Je pense, mais puis-je me donner une pensée ? (De l'âme, Ouvres, t. 44, p. 237.)



Nous ne sommes pas plus libres en réprimant nos désirs qu'en nous laissant entraîner à nos penchants; car dans l'un et l'autre cas, nous suivons irrésistiblement notre dernière idée; et cette dernière idée est nécessaire. (Le philosophe ignorant, Ouvres, t. 44, t. 93.)



Personne ne sait ni ne peut savoir quelle idée lui viendra dans une minute, quelle volonté il aura, quel mot il proférera, quel mouvement son corps fera. (De l'âme, Ouvres, t. 44, p. 157.)



Quel est l'homme qui, dès qu'il rentre en lui-même, ne sente qu'il est une marionnette de la Providence ? (De l'âme, Ouvres, t. 44.)



Ressouvenez-vous bien de la première fois que vous mîtes par écrit l'esquisse d'un sermon. Vous étiez dans votre chambre, livré à une rêverie vague sans aucune idée déterminée... Vous avez cru... ne faire que ce que vous vouliez, et vous avez été dirigé sans le savoir. (Dictionnaire philosophique, Ouvres, t. 62, p. 298.)



Toutes nos privations, tous nos sentiments, toutes nos idées sont des choses absolument nécessaires. (A Mme du Deffand, 24 mai 1764.)



« Dieu tient en main la chaîne et n'est point enchaîné; Par son choix bienfaisant tout est déterminé. »

(Poème sur le désastre de Lisbonne.)





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