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Essais littéraire

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RENAN






Il y a d'abord quelque chose d'inconscient qui aspire confusément à devenir conscient.

Cela se développe - très lentement sans doute -, obscurément d'abord, et sous une apparence à laquelle on ne peut encore donner le nom de forme. Puis cela se précise peu à peu et commence confusément à prendre une certaine conscience de soi. Renan appelle cela le sentiment, encore infiniment trouble, des germes aspirant à l'être et obéissant à une sorte de nécessité intérieure : « Conscience vague de l'être qui aspire à se conserver et à se compléter. »

Donc point encore d'individuation proprement dite, point d'existence séparée. Rien de distinct encore non plus. Néanmoins on peut Constater l'apparition et l'action d'une force aveugle mais portée à se scinder et à métamorphoser l'unité première en une pluralité.



C'est chez l'animal une vague contemplation de la nature dans sa tonalité. Plus tard, l'homme naît, la conscience obscure de l'univers s'éclaire dans un être qui le comprend. Enfin l'intelligence, ne cessant de se développer, mais sans objet déterminé, persiste à progresser, par un besoin interne de se satisfaire elle-même.

En un mot, le grand thème de Renan est celui du devenir, qui du haut en bas de l'échelle des êtres, par un processus lent mais continu, passe de l'obscurité à une relative clarté et de la grégarité à une relative indépendance.



RENAN : TEXTES



Le monde a un but et travaille à une ouvre mystérieuse. Il y a quelque chose qui se développe par une nécessité intérieure. Par un instinct inconscient analogue au mouvement des plantes vers l'eau ou la lumière. Toute réalité aspire à la conscience ; toute conscience obscure aspire à s'éclaircir.



Conscience obscure, spontanée, analogue à celle qui préside à l'évolution de l'embryon ou de l'animal, conscience d'une merveilleuse sûreté néanmoins et qui atteint son but par des moyens d'une parfaite justesse.



Conscience vague de l'être qui aspire à se conserver et à se compléter.



L'être en soi, abîme obscur, ne se contente pas de sa solitude.

L'individu adulte porte en lui des millions de consciences obscures, désirant être, aspirant à être, ayant le sentiment obscur des conditions de leur développement.

L'homme naît, la conscience obscure de l'univers se précise dans un être qui le comprend.

Dieu lui-même est en train de se faire.






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