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Paul Verlaine, poète maudit






Paul Verlaine (1844-1896) a laissé une ouvre plus volumineuse que celles de Rimbaud et de Mallarmé, moins fulgurante que celle du premier, moins ambitieuse au plan théorique que celle du second. En cette fin de siècle où s'opère une fracture entre la poésie des lettrés et celle qui court dans les rues, Verlaine innove tout en léguant à la postérité des vers à fredonner, depuis le recueil de La Bonne Chanson, mis en musique par Gabriel Fauré. jusqu'aux « sanglots longs des violons» célébrés par Serge Gainsbourg. «De la musique avant toute chose », énonce-t-il au début de son « Art poétique » : si Mallarmé invoque la musique comme un art de référence, Verlaine compose plus naturellement des vers musicaux. Mallarmé écrit avec compétence sur les peintres de son temps (Whistler, Manet. Berthe MorisoT), mais les petites touches de couleur des « Aquarelles » de Romances sans paroles offrent, dans le domaine poétique, les analogies le plus directement convaincantes avec l'art des impressionnistes.



Si l'ouvre de Verlaine est populaire, c'est aussi qu'elle est plus ou moins autobiographique. Dédiée à sa femme Mathilde, La Bonne Chanson (1870) célèbre les belles années interrompues par la liaison du poète avec Rimbaud. Sagesse (1880) évoque les deux années d'emprisonnement auxquelles il fut condamné après avoir tiré sur son ami, épisode qui fait le sujet de « Crimen amoris », pièce de Jadis et naguère ( 1885). Parallèlement ( 1888) reflète des moments espacés de sa vie (« un recueil en vers des sensations des plus sincères mais bien osées », comme il le définira lui-mêmE). Chansons pour elle ( 1891 ) et Odes en son honneur (1893) célèbrent, souvent avec salacité, des amours avec des filles dont la dernière, Philomène, consola la fin de l'existence du poète, le «Pauvre Lélian » comme il s'appelait lui-même en vertu d'une anagramme.



Auteur d'une plaquette sur les «poètes maudits», il aurait pu se ranger au premier rang d'entre eux. Mes hôpitaux. Mes prisons complètent les confessions des recueils poétiques. Il serait pourtant dommage que l'ouvre fût trop marquée par la légende : tandis que Rimbaud oriente vers la prose ses dernières recherches rythmiques, Verlaine, qui préfère £«Impair», «plus vague et plus soluble dans l'air » (« Art poétique »), est sans doute après Victor Hugo et avec Jules Laforgue le poète du XIXe siècle qui a le plus contribué au renouvellement de la métrique française.








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