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NIETZSCHE






Ce qui apparaît tout de suite comme la caractéristique essentielle de la pensée nietzschéenne, c'est le mouvement qui s'en dégage vers la possession d'une vérité non définissable, se situant au-delà de toute vérité déterminée, et qui, par le fait même qu'elle s'interdit de rester fixée en deçà ou de demeurer dans le cadre de réalités définies une fois pour toutes, est toujours en train de se dépasser ou de se surpasser. La pensée de ce type ne peut donc jamais procéder autrement que par un mouvement spirituel comparable au vertige, mouvement tournant, de plus en plus vague, mais aussi de plus en plus libre, qui a pour effet de détacher la pensée de toutes bornes fixes et de l'entraîner, comme dit Jaspers, dans l'infinité sans horizon de l'indéterminé.



L'indéterminé est donc pour Nietzsche le contraire d'un point de départ. Il se situe dans une position diamétralement contraire à celle qu'on trouve chez Hegel. Chez ce dernier, au point de départ, il n'y a pas d'indéterminé, il ne peut y en avoir. Il ne peut y avoir qu'une réalité première supradéterminée, parfaitement achevée, idéale, à partir de laquelle il est possible de faire descendre la pensée jusqu'à une série de positions de plus en plus concrètes. Passer de la supradétermination idéale aux déterminations particulières, c'est pour Hegel adhérer de plus en plus à celles-ci, quitter la pensée pure pour adopter les applications de plus en plus pratiques, nombreuses et définies qu'elle se donne. Pour Nietzsche, au contraire, passer de l'indéterminé au déterminé, ce serait tourner le dos â la seule voie possible, ou bien ce serait choisir une voie essentiellement erronée ne menant nulle part, sinon à une pratique aveugle, suite de déterminations toujours incomplètes, dépassées et bornées.



Le chemin qu'il faut suivre sera donc celui qui, comme le dit Jaspers, conduit au dépassement de toute forme d'être. Il nous force à aller plus loin que tout par un mouvement qui, se dégageant sans cesse des déterminations atteintes, possédées et parcourues, se poursuit au-delà. Et Jaspers de conclure en disant : « Nietzsche, lui, saisit le positif non dans une immanence qui devient platement déterminée, mais plutôt dans un horizon infini, dans l'indétermination de l'illimité. » - « Le chemin qu'il suit est le dépassement de toute forme d'être. »

Il n'est donc possible de parler de Nietzsche qu'en l'accompagnant dans un mouvement de la pensée par laquelle celle-ci, pour ainsi dire simultanément, se détache de ce qu'elle avait été et parvient de ce fait à atteindre et à devenir ce qu'autrement elle n'aurait jamais pu être. Il y a donc progression, mais celle-ci ne peut être réalisée que par un renversement perpétuel de l'immanence antérieure au niveau de laquelle on était provisoirement parvenu. Il n'y a jamais de progression proprement continue, pas plus qu'il n'existe d'état déterminé en lequel la pensée se fixe et s'installe. Le mouvement qui propulse la pensée en avant a donc aussi bien un caractère négatif qu'un caractère positif. Sa positivité même, sa prise de possession d'un nouvel état de l'être, n'est acquise que par un acte dont la positivité ne peut être directement accomplie. Elle ne peut être atteinte que par le dépassement de ce qui l'avait précédée. Il n'y a pas de dépassement sans un acte proprement négatif par lequel la pensée réussit à rejeter ce qu'elle était pour devenir ce que l'instant d'avant elle ne pouvait être encore.



NIETZSCHE : TEXTES ET COMMENTAIRES



Ma solitude - Renversement de l'immanence.

Je ne me sens pas déterminé.

Je suis renvoyé à moi-même - L'impropriété.

Je ne sais pas qui je suis.

Je ne suis pas vraiment moi-même.

D'où cela vient-il ? L'étonnement infini.

Le détachement.

L'impropriété

- L'insatisfaction devant toute forme.

L'interrogation. La conscience interrogative englobante.

La danse

- Dieu ou le mouvement circulaire.

Le rien

- Le fond obscur - Le lointain inabordable

- Le devenir vide.

La conscience d'être perdu, d'être indéterminé.

L'essai de négation continue (le deveniR).

La théologie négative

- Le Deus absconditus

- Le non-savoir.

Le dépassement sans but.

La transcendance disparaissante.



Le dépassement

- L'englobant

- Le lointain inabordable.

La scission entre le sujet et l'objet (en face de nouS).

La supradétermination

- La plus haute des fins.






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