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Gustave FLAUBERT - OUVRES






Comme tous les véritables, comme tous les grands artistes du monde, Flaubert était, lui aussi, obsédé par la perfection de son travail, par la perfection du style. Le sien est harmonieux et dépouillé. Chez lui chaque phrase est limée, soupesée, vérifiée oralement. Enfermé dans sa maison de Croisse!, il passe quatre ou cinq ans à écrire un seul livre. Fasciné par la perfection, il accumule les documents, entreprend des voyages de documentation, lit des ouvrages entiers pour écrire une seule page. Voilà ce qu'il écrivait dans une lettre à Louise Colet (24 avril 1852):

«J'aime mon travail d'un amour frénétique et perverti, comme un ascète son cilice qui lui gratte le ventre. Quelquefois, quand je me trouve vide, quand l'expression se refuse, quand après (avoiR) griffonné de longues pages, je découvre n'avoir pas fait une phrase, je tombe sur mon divan et j'y reste hébété dans un marais intérieur d'ennui.



Je me hais et je m'accuse de cette démence d'orgueil qui méfait haleter après la chimère. Un quart d'heure après, tout est changé; le cour me bat de joie. Mercredi dernier, j'ai été obligé de me lever pour aller chercher mon mouchoir de poche: les larmes me coulaient sur la figure. Je m'étais attendri moi-même en écrivant, je jouissais délicieusement, et de l'émotion de mon idée, et de la phrase qui la rendait, et de la satisfaction de l'avoir trouvée.»



GUSTAVE FLAUBERT

(1821- 1880)



Né à Rouen dans la famille d'un chirurgien célèbre, il y grandit sans contrainte, et ne quitte sa ville natale qu'à l'âge de 18 ans. Flaubert vient étudier le droit à Paris, habite au Quartier Latin et fréquente les célébrités du moment: Victor Hugo, auquel il vouera un culte définitif, Théophile Gautier. Mais, ennuyé par ses études, il décide brusquement de se consacrer à la littérature. Il se retire alors dans une propriété de famille, à Croissct, près de Rouen. Il n'en sortira plus désormais que pour quelques voyages de documentation en Orient ou quelques brefs séjours à Paris.

Toute sa vie a été consacrée à la littérature, à l'art, car l'art lui apparaissait comme le seul remède à l'effondrement général de toutes les croyances, le seul mode de connaissance qui ne trompe personne. Romantique par goût et par formation, il est en même temps classique par raison. Cette double tendance, cette double "postulation" comme dirait Baudelaire, se manifeste chez lui par l'alternance des sujets qu'il aborde dans ses romans: «Madame Bovary» (en 1856/7) et «Salammbô» (en 1862). Ses méthodes sont l'impersonnalité («L'auteur dans son ouvre doit etre comme Dieu dans l'univers, présent partout et visible nulle part»45 ), l'observation et la documentation minutieuses. Homme double, oscillant sans cesse entre le romantisme et le réalisme, tiraillé à la fois entre un immense besoin de lyrisme et le désir de restituer «presque matériellement» ce qu'il note, ce qu'il observe autour de lui, Flaubert trouve dans la recherche de la perfection formelle du style (dans un travail sur l'«écriture», comme disent les critiques français moderneS) son unité d'«artiste», fasciné par le vrai et le beau. Souffrant depuis longtemps d'une grave maladie nerveuse, il meurt en 1880, "las jusqu'aux moelles", laissant une ouvre inachevée: Bouvard et Pécuchet. Gustave Flaubert s'est défini lui-même (dès 1852) dans les termes suivants: «Il y a en moi, littérairement parlant, deux bonshommes distincts: un qui est épris de gueulades, de lyrisme, de grands vols d'aigle, de toutes les sonorités de la phrase et des sommets de l'idée; un autre qui creuse et qui fouille le vrai tant qu'il peut, qui aime à accuser le petit fait aussi puissamment que te grand, qui voudrait vous faire sentir presque matériellement les choses qu il reproduit »



OUVRES

Madame Bovary (1857): Salammbô (1862): l'Éducation sentimentale (trois versions, la dernière en 1869); Bouvard et Pécuchet (ouvre inachevéE); la Tentation de Saint Antoine (drame philosophique, dernière version en 1874); Trois contes (récits, 1877: Un cour simple, La Légende de Saint Julien l'Hospitalier, HérodiaS).

Il faut absolument mentionner sa Correspondance, considérée comme une ouvre majeure.






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