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Francis Ponge






Comme le critique Jean-Pierre Richard a été l'un des premiers à le faire remarquer à propos de Francis Ponge et de son ouvre, l'affirmation initiale par laquelle celui-ci se présente comme l'auteur de cette ouvre peut être considérée comme sujette à caution. Se présenter comme l'auteur d'une ouvre déterminée, c'est bien, en un sens, reconnaître simultanément l'existence de cette ouvre et le fait qu'on en est l'auteur. Mais c'est aussi, du même coup se distinguer, quoi qu'on veuille, de l'ouvre qu'on présente fort honnêtement comme créée par soi-même, de telle sorte que par un corrélatif fort net, mais quelque peu imprévu, l'auteur de cette ouvre se reconnaît implicitement comme dissocié de l'ouvre même dont, à juste titre, il se présente, d'autre part, comme l'auteur. Du coup, l'ouvre en question n'apparaît plus comme fondue dans la pensée même de celui qui l'a conçue. Au contraire, en se réclamant du fait qu'il en est l'auteur, l'écrivain, sans même clairement le vouloir, s'en démarque, voire même s'en dissocie. Inversement, l'ouvre ainsi libérée et rendue à elle-même tend à éclipser celui qui tout de même lui avait donné le jour. Elle s'empare du premier plan, en expulse forcément l'être qui l'a conçue et le fait disparaître dans les coulisses, ou ne lui laisse plus qu'un rôle insignifiant. L'auteur, ainsi traité, aura beau faire, en installant par son art l'objet créé par lui dans un monde qui jusqu'alors avait été considéré par lui comme sien, il se trouve, bon gré mal gré, dépossédé par une puissance étrangère. Qu'il le veuille ou non, le voici donc privé du seul avantage que lui-même possédait et qui consistait dans son indépendance. Quoi qu'il en ait, il faut maintenant qu'il se soumette et accepte de jouer dans son propre domaine et sur sa propre scène un rôle purement subalterne. Il n'est plus le maître du jeu et se trouve refoulé tout au fond de lui-même par cet ensemble de formes rassemblées par lui, mais qui lui sont devenues de plus en plus étrangères : « La conscience de soi chez Ponge, écrit, à ce propos, Jean-Pierre Richard, se laisse glisser dans une sorte d'auto-effacement stupéfié. » Mais cette observation très juste n'est peut-être pas encore, dans le cas de Ponge, suffisamment rigoureuse; car, si on y regarde bien et qu'on se laisse séduire par toute la richesse étalée maintenant au-dehors sur l'ensemble d'une surface, l'on se sent d'autre part appauvri par l'incapacité où l'on se trouve de profiter personnellement de cette surabondance. Alors il ne peut plus être question d'ouverture au-dehors et de participation. L'objectivité des acteurs est devenue toute-puissante. Elle ne permet plus que la pensée pénètre librement dans un monde devenu ce qu'il est réellement, c'est-à-dire rien qu'un monde d'objets. Laissés à eux-mêmes, figés dans leurs formes ou dans leur rôle, ceux-ci ne peuvent plus s'ouvrir à la pensée qui voulait les pénétrer. Nous sommes alors dans ce que Sollers décrivait sous le nom de déterminations absolues, ou, en d'autres termes, dans un lieu très fermé, privé de subjectivité, et où nous n'avons plus, sauf timidement, de temps en temps, l'autorisation d'intervenir.





FRANCIS PONGE : TEXTES



Je désire moins aboutir à un poème qu'à une formule.

... un étai, une fcouée, une balustrade, enfin n'importe quel objet résistant aux yeux par une forme aux contours définis.

Dégoûts des idées, goût des définitions.



La notion d'infini naît de l'infirmité de la vue. C'est quand on cesse d'y voir clair. Le besoin, la nostalgie d'infini, c'est le désir d'y voir trouble.



Il nous faut choisir des objets véritables, objectant indéfiniment à nos désirs.



Il faut que la forme même du poète soit en quelque sorte déterminée par son sujet.



La poésie de Malherbe : c'est le langage absolu.

Chaque chose est comme au bord d'un précipice. Elle est au bord d'une ombre, si nette et si noire qu'elle semble creuser le sol.






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