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DANIEL DE SUPERVILLE






Ajoutons à ces différents textes mystiques, ou hétérodoxes, le petit passage suivant, détaché d'un sermon du pasteur protestant Daniel de Superville, qui vécut, en réfugié sans doute, à Rotterdam, à la fin du xvne siècle. Dans ce texte, les thèmes de ténèbres, de liberté et d'indétermination se retrouvent comme chez les auteurs religieux cités précédemment - avec une différence cependant, que nous jugeons importante. L'image des ténèbres dans la pensée du réformé qu'était Superville, ne se joint nullement, comme chez les mystiques, à l'idée d'un Dieu à la fois ténébreux et lumineux. Les ténèbres, ici, ne sont ni glorieuses, ni lumineuses. Elles représentent au contraire l'état d'un être abandonné par la grâce et errant au hasard dans une existence enténébrée. L'indétermination apparaît donc ici comme un phénomène tragique et destructeur.



Voici le texte en question (Daniel de Superville, Sermons sur divers textes, 3 vol., Rotterdam, 1717, t. 3, p. 209) :



« Enfin nous sommes inconstants par l'état présent de notre âme ténébreuse, ignorante, vaste, vide. Elle a une liberté fort étendue, indéterminée; elle cherche toujours le bien et elle prend sans- cesse les faux biens pour le véritable. Ainsi elle court d'objet en objet, et son peu de lumière, joint à la vaste étendue de ses désirs, la rendent inquiète, curieuse, avide de la nouveauté, capricieuse et bientôt lasse et dégoûtée de tout. Après cela quel fonds faire sur cette âme, tandis qu'elle est abandonnée à elle-même, qu'elle n'est point fixée par la grâce ! »






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