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Claude Hopil

Cantique lii - Chanson


Chanson / Poémes d'Claude Hopil





Solitaire hauteur, sainte horreur ravissante,

Silence glorieux,
Beau sein des
Séraphins ', ombre resplendisss

Douce mort de nos yeux,
Extase des esprits, jusqu'à vous ma pensée

Ne peut être élancée.



Je connais par la foi que vous êtes
Dieu même

Qui ne peut être vu,
De vos pures clartés un seul rayon suprême

Ayant l'âme entrevu,
En un petit moment il se change en nuage

Dans le mystique ombrage.



L'œil de l'entendement par la main de mon
Ange

Étant fermé, je vois
Par celui de l'amour un objet qui ne change,

Et soudain j'en vois trois,
Je dis trois purs rayons au
Soleil qui m'embrase

Et me met en extase.



J'admire cet objet en cette prison noire

Dans le divin miroir,
Dieu me donne un esprit pour adorer sa gloire,

Non des yeux pour le voir,
Je l'aime purement, mon cœur en ce lieu sombre

Voit son
Soleil à l'ombre.






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Claude Hopil
(1585 - 1633)
 
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