wikipoemes
paul-verlaine

Paul Verlaine

alain-bosquet

Alain Bosquet

jules-laforgue

Jules Laforgue

jacques-prevert

Jacques Prévert

pierre-reverdy

Pierre Reverdy

max-jacob

Max Jacob

clement-marot

Clément Marot

aime-cesaire

Aimé Césaire

henri-michaux

Henri Michaux

victor-hugo

Victor Hugo

robert-desnos

Robert Desnos

blaise-cendrars

Blaise Cendrars

rene-char

René Char

charles-baudelaire

Charles Baudelaire

georges-mogin

Georges Mogin

andree-chedid

Andrée Chedid

guillaume-apollinaire

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

arthur-rimbaud

Arthur Rimbaud

francis-jammes

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
auteurs essais
 

Auguste Barbier



Lazare, londres - Poéme


Poéme / Poémes d'Auguste Barbier





C' est un espace immense et d' une longueur telle

Qu' il faut pour le franchir un jour à l' hirondelle,

Et ce n' est, bien au loin, que des entassements

De maisons, de palais, et de hauts monuments,

Plantés là par le temps sans trop de symétrie;

De noirs et longs tuyaux, clochers de l' industrie,

Ouvrant toujours la gueule, et de leurs ventres chauds

Exhalant dans les airs la fumée à longs flots;

De vastes dômes blancs et des flèches gothiques

Flottant dans la vapeur sur des monceaux de briques;

Un fleuve inabordable, un fleuve tout houleux

Roulant sa vase noire en détours sinueux,

Et rappelant l' effroi des ondes infernales;

De gigantesques ponts aux piles colossales,

Comme l' homme de Rhode, à travers leurs arceaux

Pouvant laisser passer des milliers de vaisseaux;

Une marée infecte et toujours avec l' onde

Apportant, remportant les richesses du monde;

Des chantiers en travail, des magasins ouverts,

Capables de tenir dans leurs flancs l' univers;

Puis un ciel tourmenté, nuage sur nuage;

Le soleil, comme un mort, le drap sur le visage,

Ou, parfois, dans les flots d' un air empoisonné

Montrant comme un mineur son front tout charbonné;

Enfin, dans un amas de choses, sombre, immense,

Un peuple noir, vivant et mourant en silence,

Des êtres par milliers suivant l' instinct fatal,

Et courant après l' or par le bien et le mal.







Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Auguste Barbier
(1805 - 1882)
 
  Auguste Barbier - Portrait  
 
Portrait de Auguste Barbier


mobile-img