Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

André Mage de Fiefmelin

Premier essai du spirituel - Sonnet


Sonnet / Poémes d'André Mage de Fiefmelin





Comme un navire en mer au fort de la tourmente,
Prêt à choquer les rocs par les vents agité,
Sitôt qu'un feu de joie a montré sa clarté,
L'air se tait, l'eau se calme, et l'orage s'absente,



La nef sans peur recourt sur sa première sente
Au rivage étranger qu'elle avait écarté,
Fait voile assurément, mire son nord quitté,
Et selon son dessein surgit au port contente,



Mon âme ainsi, battue et des vagues d'ennui
Et des rocs du malheur, périssait aujourd'hui
Au gouffre de ses maux, sans la faveur divine.



Ton œil, mon feu de joie, ô
Dieu, m'a secouru,
Et ta main m'a d'enfer demi-mort recouru :
Ainsi vit qui en temps sent ta grâce bénigne*.








Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



André Mage de Fiefmelin
(1560 - 1603)
Portrait de André Mage de Fiefmelin