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André Mage de Fiefmelin

6' essay du spirituel - Sonnet


Sonnet / Poémes d'André Mage de Fiefmelin





Dieu est tout œil, tout main, tout pied, en tout extrême
Voyant tout, faisant tout, estant par tout présent :
Sur tout, soubs tout, hors tout, en tout est suffisant
Par la force, soustien, grandeur, esprit supresme.



Dieu est la vraye vie, en qui, et par qui mesme,
Ce qui est bon, de luy va son honneur puisant,
C'est vivre, qu'estre en
Dieu, mourir qu'en estre absent :
Si vers luy retourner, c'est revivre en luy-mesme.



Dieu n'est ni son qui soit, ni odeur à flairer,
Ni couleur veuë à l'œil, ni goust à savourer,
Ni corps qu'autre corps touche, ains
Esprit invisible.



Et c'est je-ne-sçay-quoy, qu'en sentant aisément
Je ne puis exprimer, estant
Dieu indicible :
Je le loue en silence et possède en l'aymant.










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André Mage de Fiefmelin
(1560 - 1603)
Portrait de André Mage de Fiefmelin