Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Sully Prudhomme

Les yeux - Poéme


Poéme / Poémes d'Sully Prudhomme





Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,

Des yeux sans nombre ont vu l’aurore ;

Ils dorment au fond des tombeaux,

Et le soleil se lève encore.



Les nuits, plus douces que les jours,

Ont enchanté des yeux sans nombre ;

Les étoiles brillent toujours,

Et les yeux se sont remplis d’ombre.



Oh ! qu'ils aient perdu leur regard,

Non, non, cela n’est pas possible !

Ils se sont tournés quelque part

Vers ce qu’on nomme l’invisible ;



Et comme les astres penchants

Nous quittent, mais au ciel demeurent,

Les prunelles ont leurs couchants,

Mais il n’est pas vrai qu’elles meurent.



Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,

Ouverts à quelque immense aurore,

De l’autre côté des tombeaux

Les yeux qu’on ferme voient encore.









Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Sully Prudhomme
(1839 - 1907)
 
  Sully Prudhomme - Portrait  
 
Portrait de Sully Prudhomme