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Philippe Desportes

Sonnet xvi - Sonnet


Sonnet / Poémes d'Philippe Desportes





Quand nous aurons passé l'Infernale rivière,

Vous & moy pour nos maux damnez aux plus bas lieux,

Moy pour avoir sans cesse idolastré vos yeux

Vous pour estre à grand tort de mon cœur la meurtrière.



Si je puis tousjours veoir vostre belle lumière,
Les éternelles nuicts, les regrets furieux
N'estonneront mon ame, et l'Enfer odieux
N'aura point de douleur qui me puisse estre fiere.

Vous pourrez bien aussi vos tourmens modérer,
Avec le doux plasir de me veoir endurer,

Si lors vous vous plaisez encor en mes traverses.



Mais puis que nous avons failly diversement,
Vous par inimitié, moy par trop vous aimant,
J'ay peur qu'on nous sépare en deux chambres diverses.



Poiche voi & io varcate haverem l'onde
De l'altra
Stige, e sarem fuor de spene,
Dannari ad abitar l'ardenti arène
De le valli infernaJi, oime, e profonde :










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Philippe Desportes
(1546 - 1606)
 
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