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Philippe Delaveau

Xcvii - Poéme


Poéme / Poémes d'Philippe Delaveau





Assis sur le siège de bois rouge, les yeux voilés par le bandeau,
Il

Est vêtu de blanc, l'auréole derrière sa tête couronnée

Par les épines, décrit la croix de sang dans le ruissellement

Des chaumes.
Une tête surgit des brumes vertes du néant

Et lui crache au
Visage; une main gifle; une autre frappe

Du bâton ; on le menace au loin — venues de la nuit tumultueuse

Des hommes.

Impassible, vêtu non pas de pourpre, mais du manteau

Filé par la simplicité de l'aube, celle définitive et neuve

Qui paraît, au terme de la
Nuit douloureuse.
Il a déjà franchi

Le fleuve de souffrance, et sous une autre latitude,
Il est assis,

Loin du monde instable qui trépigne, vil, jaloux de gloires trop

Humaines.
Déjà, dans le temps solennel,
Il règne ayant auprès

de
Lui,
La
Vierge, à ses pieds, et le chien du
Seigneur.



Et toi, petit enfant, tu demandais : qui frappe le roi,
Lorsque tu vois, sur le trône, levant sa face innocente,
Un
Christ qui te regarde avec tant de douceur,
Alors que sans même le savoir, tu viens de le blesser.













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Philippe Delaveau
(1950 - ?)
 
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