Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Philippe Delaveau

Lxxi - Poéme


Poéme / Poémes d'Philippe Delaveau





Mais savons-nous atteindre le proche azur?
Vivre
Sans doute aucun parmi les choses essentielles?
L'alouette, humble oiseau frappé de crainte
Dans les éteules, faible oiseau menacé, nous montre le chemin.
Mais nous rêvions d'un vaste amphithéâtre de nuages,
D'une arche de stuc rose dressée sur l'océan
Jusqu'où la route se perdrait, vêtue de plantes odorantes :
Notre gloire chemine au milieu des splendeurs,
Il n'est pas d'arbre qui ne la salue jusqu'à terre.
Sans un regard pour la roche exténuée par la longue attente,
Les vergers blancs aux feuilles abolies; la vigne pourpre suppliciée
Par la vendange; notre gloire s'en va vers le jour qu'elle invoque,
Refuse de souffrir.
Les pluies,

Les ciels fermés, noirs et féconds, nous ont fait désirer
Le bel azur, après que nous avons perdu notre chemin
Lorsque dans l'ombre exquise et dure, pas à pas,
L'âme suavement s'est laissé conquérir.













Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Philippe Delaveau
(1950 - ?)
 
  Philippe Delaveau - Portrait  
 
Portrait de Philippe Delaveau


Eléments de bibliographie