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Philippe Delaveau

Lxi - Poéme


Poéme / Poémes d'Philippe Delaveau





Sur les rayons, les livres rares jaunissent; à l'ombre
Les pages se désagrègent lentement; les dessins à la plume,
Les plans ourdis par l'architecte-peintre d'une machinerie
Complexe; une sanguine où deux yeux vous regardent; ce

sourire
Annonce le bonheur ultime de connaître, et la mort.
Serions-nous
Heureux de savoir?
Les connaissances ne sont rien, dit le sage
Dans le tonneau, près du dépôt d'ordures.
Ferme tes yeux
Baignés de jour; écoute : la nuit parle à celui
Qui sait l'entendre, sur la douceur des arbres endormis,
Rouler son attelage d'or d'où tombe un peu de neige.
Alors, tandis qu'à la fenêtre s'éparpillent
Les dialectiques du menteur, avec les pollens rouges
De la moutarde, le fil errant des graines de l'ortie,
Les
Nymphes entreront sur le sable des chambres,
Pour mieux guider tes pas dans les bois immortels.
L'être subsiste identique à lui-même; sur l'herbe court
Le vent léger ou le souffle des pluies - et le poème
Est effleuré par l'aile de l'amour.













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Philippe Delaveau
(1950 - ?)
 
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