Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Philippe Delaveau

Lexham gardens - Poéme


Poéme / Poémes d'Philippe Delaveau





C'est la lumière de septembre, le mois qui bleuit les toitures,

Lorsque très lentement le soleil meurt

Au-dessus de la rouille obscure des maisons.

C'est le soir ample dans la gloire de l'arbre,

Qui présage le prochain désastre des jardins,

Quand vibre encore l'écarlate des roses.

Alors, par la fenêtre, longuement tu regardes

Deux canards solitaires qui s'enfuient,

Leurs lourdes ailes noires ramant l'air.

Ils tenteront d'atteindre l'astre avant la nuit qui tombe.

Dans le soir fraîchissant, déjà d'autres oiseaux s'exilent.

Nous les avons connus, pourtant, à
Kensington
Gardens,

Quand
Peter
Pan charmait de son pipeau les fées légères,

Les écureuils venus du haut de l'arbre, les moineaux.

Et nous aussi bientôt, sans savoir

Où conduiront nos pas, nous partirons.

L'automne rouillera les feuilles et les branches,

Et les arbres aimés ne se souviendront plus,

La neige couvrira la trace de nos pas,

Et de plus longues nuits que les étoiles veillent.











Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Philippe Delaveau
(1950 - ?)
 
  Philippe Delaveau - Portrait  
 
Portrait de Philippe Delaveau


Eléments de bibliographie