Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Philippe Delaveau

Les immobiles - Poéme


Poéme / Poémes d'Philippe Delaveau





Les immobiles se terrent, le dos

Contre la façade lépreuse des immeubles; l'aube

Ne descendra plus sur la ville hostile.
Un crépuscule

Ensanglante le crachat des yeux coagulés; le froid

Règne sur les pavés raboteux, fait battre les vantaux

De l'écurie déserte.
Le froid, la boue, l'eau plus inerte

Que ces yeux morts.
Les mots retombent

Sur les visages détruits, l'œuvre insolite, les monstres

Qui trônent sur les cimaises.

L'ombre accroît sous le pont

Son haleine verdie.
Je s'éloigne de soi, plus rien

Ne se pourra connaître, la même bile

Se répand sur les goudrons de la mer obscure

Et même le poème ne sait plus concevoir.













Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Philippe Delaveau
(1950 - ?)
 
  Philippe Delaveau - Portrait  
 
Portrait de Philippe Delaveau


Eléments de bibliographie