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Marceline Desbordes-Valmore

élégie iii - Élégie


Élégie / Poémes d'Marceline Desbordes-Valmore





Je m'ignorais encor, je n'avais pas aimé.

L'amour ! si ce n'est toi, qui pouvait me l'apprendre ?

À quinze ans, j'entrevis un enfant désarmé ;

Il me parut plus folâtre que tendre :

D'un trait sans force il effleura mon cœur ;

Il fut léger comme un riant mensonge ;
Il offrait le plaisir, sans parler de bonheur :

Il s'envola.
Je ne perdis qu'un songe.

Je l'ai vu dans tes yeux cet invincible amour,
Dont le premier regard trouble, saisit, enflamme,
Qui commande à nos sens, qui s'attache à notre âme.
Et qui l'asservit sans retour.
Cette félicité suprême,
Cet ender oubli de soi-même,
Ce besoin d'aimer pour aimer,
Et que le mot amour semble à peine exprimer,
Ton cœur seul le renferme, et le mien le devine ;
Je sens à tes transports, à ma fidélité,
Qu'il veut dire à la fois, bonheur, éternité,
Et que sa puissance est divine.













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Marceline Desbordes-Valmore
(1786 - 1859)
 
  Marceline Desbordes-Valmore - Portrait  
 
Portrait de Marceline Desbordes-Valmore


Biographie / Œuvres

Née à Douai en 1786, elle devient chanteuse puis comédienne et elle épouse en 1817 un certain Valmore, acteur dont elle fera passer le nom à la postérité.

Chronologie