Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Léo Ferré

Alceste - Poéme


Poéme / Poémes d'Léo Ferré





Je mesure à peu près cela bien qu'on en dise
Mes yeux ont la couleur des matins en chemise



Mon teint celle du vôtre et mon cœur est battant
Comme le vôtre aussi du moins on le prétend



Mon âme est en carafe au fond de la
Tamise
Elle est bien laissons-la au-dehors ça fachise



Le navet qui vous court dans la peau c'est du sang
Le canard aux navets vaut le canard au sang...



Je ris à riches dents au nez de la sottise
Mon dentiste m'a proposé en expertise



Le malheur voyez-vous est qu'il faille être autant
Le péril jaune ça vous fait rire comment?



Je bave comme un môme et j'ai la tempe grise
Ma mère aurait mieux fait de boucler sa valise



Bref je m'ennuie copains et je n'ai pas le temps
De vous mettre mes couille(s) à l'air... c'est dégoûtant



Je vais rimer ailleurs mes tendres vocalises
La république m'embarrasse et me méprise



Le vulgaire a sorti ses petits au printemps

Dieu fait sa diarrhée verte et le monde est content










Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Léo Ferré
(1916 - 1993)
 
  Léo Ferré - Portrait  
 
Portrait de Léo Ferré


biographie

Poète... vos papiers !, poèmes (La Table ronde, 1956)
La Nuit, feuilleton lyrique (La Table ronde, 1956)
Mon programme, plaquette auto-éditée (1968)
Benoît Misère, récit (Robert Laffont, 1970)
Il est six heures ici et midi à New York, plaquette auto-éditée (Gufo del Tramonto, 1974)
Je parle à n'importe qui, plaquette auto-éditée (Gufo del Tramonto, 1979)