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José-Maria de Heredia



Biographie de José-Maria de Heredia


Poésie / Poémes d'José-Maria de Heredia





Hérédia, José Maria de (1842-1905), poète français, né à La Fortuna, près de Santiago de Cuba, de père cubain et de mère française, et décédé le 2 octobre 1905 en France au Château de Bourdonné (près de Houdan).

Il a été inhumé le 7 octobre 1905 dans le cimetière de Bons secours (près de Rouen) Sur la tombe est écrit: Mon âme vagabonde à travers le feuillage, Frémira......

Dans ce tombeau, tombe N° 26, rang 19 de la division 1 du cimetière, sont également enterrés:



- sa mère

- son gendre Maurice Maindron, premier époux de sa fille Hélène,

- son épouse,

- sa fille Hélène.



Depuis 1893 jusqu'en 1962 (trois ans avant sa fermeture), la Librairie Lemerre n'a cessé de rééditer le texte des Trophées, généralement suivi du Romancero, des Conquérants de l'or, du Salut à l'Empereur et du Discours de réception à l'Académie française. C'est dans cette édition que le préfacier de ce volume a lui-même « appris » Heredia. Toutefois, ici, il a préféré suivre l'édition posthume de 1907, chez Descamps-Scrive, dont les épreuves (y compris la préface) ont été corrigées par le poète peu de temps avant sa mort. Quelques différences par rapport à l'édition Lemerre : la place de quatre sonnets a été changée, deux {les Rostres et Un nom) ont été ajoutés.





José Maria de Hérédia fut reconnu très vite comme poète de talent, malgré la rareté de ses publications. En 1893, il regroupa dans Les Trophés quelque cent dix huit sonnets. Les quatre premières parties de ce recueil traitent de l'histoire mondiale depuis les temps hellniques jusqu'à la Renaissance, et la dernière, de la nature et des rêves. Fidèle à la doctrine parnassienne, Hérédia avait ciselé la perfection la forme de ces sonnets (il mit plus de trente ans à les polir), et la thématique oblige histoire, légendes et nature est propice des descriptions qui sont autant d'exercices de style. Dans tous ses poèmes, Hérédia présente en outre les événements dramatiques avec exactitude, évitant tout commentaire personnel et toute implication philosophique. Maître incontesté du sonnet français, sa puissance de suggestion est intense (Après Cannes, Antoine et Cléopatre, Les Conquérants...). En prose, il a écrit une traduction de la Véridique histoire de la conquête de la Nouvelle-Espagne par Diaz de Castillo (1877-1887, 4 vol.) et La Nonne Alferez (1894). Officier de la légion d'honneur, il fut élu à l'Acadmie française le 22 février 1894 au fauteuil 4 en remplacement de Charles de Mazade et reçu le 30 mai 1885 par François Coppe . En tant que Parnassien il succéda son maître Leconte de Lisle, mais ne produisit plus d'oeuvre importante. José Maria de Hérédia était également membre de la Commission du Dictionnaire, conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal et secrétaire d'ambassade.



Descendant des Conquistadors, José Maria de Heredia est né à La Fortuna, près de Santiago de Cuba, le 22 novembre 1842, d'un père cubain et d'une mère normande, famille de planteurs aisée et cultivée.

Il est élevé dans le goût de la littérature française, il étudia à La Havane puis à Paris.

En 1861, il s'installa définitivement en France et suit des cours à Paris à l'Ecole des Chartes de 1862 à 1865. Partagé entre ses racines cubaines et normandes, il choisit d'écrire en français et commença à composer des poèmes très influencés par l'école parnassienne. Il publia ses premières oeuvres dans diverses revues, dont le Parnasse contemporain de Leconte de Lisle. Il collabore ensuite à la Revue des Deux Mondes, au Temps et au Journal des Débats.

Il publie une traduction de l'espagnol, l'Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle Espagne, par le capitaine Bernal Diaz del Castillo (3 volumes, 1877-1878) et la Nonne Alférez en 1894.

En 1893, il regroupa dans Les Trophées cent dix-huit sonnets. Il fut élu à l'Académie le 22 février 1894.

Il est mort le 2 octobre 1905 au château de Bourdonné près de Houdan.



Il eut trois filles : Hélène (1871-1953) qui épousa Maurice Maindron, Marie(1875-1963] — mariée à Henri de Régnier, maîtresse de Pierre Louÿs et poète sous le pseudonyme de Gérard d'Houville —, et Louise,(1878-1930) mariée à Pierre Louÿs.



Il mourut le 2 octobre 1905 au château de Bourdonné, près de Houdan. Il fut inhumé le 7 octobre au cimetière de Bonsecours (Seine-Maritime).





Œuvres



Véridique histoire de la conquête de la Nouvelle-Espagne, traduction de Díaz del Castillo, 4 volumes, P., Lemerre, 1877-1887

Les Trophées, P., Lemerre, 1893

La Nonne Alferez, P., Lemerre, 1894

Discours de réception à l'Académie française, P., Lemerre, 1895

Salut à l'Empereur, P., Lemerre, 1896

Inauguration du monument élevé à la mémoire de Leconte de Lisle à Paris le 10 juillet 1898, 1898

Poésies complètes, avec notes et variantes, P., Lemerre, 1924



Autres publications :



Les Trophées, Belfond, Poche-Club, 1965.

Les Trophées, Editions d'aujourd'hui, 27, rue Saint-André-des-Arts,

Paris, 1977 (collection « I-es Introuvables »). Les Trophées, Edited by W.N. Ince, Londres, The Athlone Press,

1979 (collection « Athlone French Poels »). Poésies complètes de José-Maria de Heredia, Slatkine reprints, Genève,

1979. Les Trophées, Edition d'Anny Dctalle, Gallimard, N.R.F., collection

Poésie, 1981. Œuvres poétiques complètes de José-Maria de Heredia, en deux

volumes : 1. Les Trophées. 2. Autres sonnets et poésies diverses.

Les Belles Lettres. 1984. Cette édition critique, due à Simone

Delaty, comprend toutes les variantes des poèmes et donne

une juste impression de l'incessant labeur heredien.



OEUVRES EN PROSE



Elles ne sont guère accessibles qu'en bibliothèque. Elles comprennent des traductions de l'espagnol (Véridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne, par Bernai Diazdel Castillo,4 vol., Lemerre, 1877-87 ;Juan Soldado, adaptation d'un conte andalou parue dans le Journal des Débats du 1 janvier 1885 ; la Nonne Alférez, Lemerre, 1894) ; divers discours, articles et préfaces ; enfin une édition critique des Bucoliques d'André Chénier, publiée en deux temps : 1. « Le Manuscrit des Bucoliques », Revue des Deux Mondes, 1 novembre 1905, pp. 146-167 ; 2. l*s Bucoliques, d'après le manuscrit original dans un ordre nouveau avec une préface et des notes par J.M.H., lithographies par Fantin-Latour, Paris, Meunier, 1905. — La très riche correspondance que Heredia échangea avec nombre de grands artistes de son temps mériterait d'être réunie.



Elles ne sont guère accessibles qu'en bibliothèque. Elles comprennent des traductions de l'espagnol (Véridique Histoire de la Conquête de la Nouvelle-Espagne, par Bernai Diazdel Castillo,4 vol., Lemerre, 1877-87 ;Juan Soldado, adaptation d'un conte andalou parue dans le Journal des Débats du 1 janvier 1885 ; la Nonne Alférez, Lemerre, 1894) ; divers discours, articles et préfaces ; enfin une édition critique des Bucoliques d'André Chénier, publiée en deux temps : 1. « Le Manuscrit des Bucoliques », Revue des Deux Mondes, 1 novembre 1905, pp. 146-167 ; 2. l*s Bucoliques, d'après le manuscrit original dans un ordre nouveau avec une préface et des notes par J.M.H., lithographies par Fantin-Latour, Paris, Meunier, 1905. — La très riche correspondance que Heredia échangea avec nombre de grands artistes de son temps mériterait d'être réunie.



OUVRAGES À CONSULTER



Châtelain U.V., José-Maria de Heredia, sa vie et son milieu, Cahiers

des Etudes littéraires françaises, 1930. Dénommé, Robert T., The French Pamassian Poeis, Southern

Illinois University Press, USA, et Fcffer & Simons, Londres

et Amsterdam, 1972. Desonay, Fernand, le Rêve hellénique chez les poètes parnassiens.

Champion, 1928. Ibrovac, Miodrag, José-Maria de Heredia : sa vie, son œuvre, Les

Presses françaises, 1923. Ibrovac, Miodrag, les Sources des Trophées, Les Presses françaises,

1923. Ince, W.N., Heredia, The Athlone Press, Londres, 1979. Maricourt, A. de, et Vergnet-Ruiz, }., l'Enfance de José-Maria de

Heredia, Imprimeries réunies, Senlis, 1934. Martino, Pierre, Parnasse et symbolisme, Armand Colin, 1927

(dernière édition, 1954). Souriau, Maurice, Histoire du Parnasse, Spes, 1929. Szertics, Simone, l'Héritage espagnol de José-Maria de Heredia,

Klincksieck, 1975.



Il faudrait enfin mentionner une assez importante bibliographie espagnole et sud-américaine. El Cubanofrances, Heredia el Mozo (« le Cubain français », « Heredia le jeune »), comme l'appellent parfois les critiques hispaniques pour le distinguer de son cousin et homonyme (J.M.H. el Viejo) a toujours joui d'un grand prestige outre-Pyrénées et aux Amériques, et les Trophées (Los Trofeos) ont été souvent traduits en castillan. Azorin va jusqu'à écrire en 1938 : <• Heredia est un poète espagnol qui écrit par erreur en français (...) Il est pictural, plastique et sculptural. Et ce sont ces qualités-là qui prédominent dans la lyrique espagnole. »









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José-Maria de Heredia
(1842 - 1905)
 
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Biographie

Hérédia, José Maria de (1842-1905), poète français, né à La Fortuna, près de Santiago de Cuba, de père cubain et de mère française, et décédé le 2 octobre 1905 en France au Château de Bourdonné (près de Houdan).
Il a été inhumé le 7 octobre 1905 dans le cimetière de Bons secours (près de Rouen) Sur la tombe est écrit: Mon âme vagabonde à travers le feuillage, Frémira......
Dans ce

Chronologie josÉ-maria de heredia

1842 - 22 novembre :
naissance de J.M.H. à La Fortuna, plantation de café appartenant à la famille Heredia et située à l'est de Santiago de Cuba. Ses deux parents, mariés en 1829, descendent de colons émigrés de l'île de Saint-Domingue vers Cuba à la suite du soulèvement de Toussaint Louverture. La famille de Domingo de Heredia, le père, est établie depuis plusieurs siècles aux Caraïbes. L