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Jean de Bosschère



Boschere vu par... de Jean de Bosschère


Poésie / Poémes d'Jean de Bosschère





« C'est la vie soufrée de la conscience qui remonte au jour avec ses lumignons et ses étoiles, ses tanières, son firmament, avec la vivacité d'un pur désir, avec son appel à une mort constante avoisinant la membrane de la résurrection. Jean de Boschère m'a fait. Je veux dire qu'il m'a montré combien lui et moi nous nous ressemblions et nous étions proches, et cette preuve au moment où je suis m'est plus précieuse que tout le reste. Il a établi l'unité tremblante, centrale de ma vie et de mon intelligence. Mais dans cette unité encore il a su disposer des étages. Il a réservé la place de l'instinct, le compartiment de la sexualité. »



Antonin Artaud (1927)



« Jean de Boschère apparaît comme l'un de ces derniers poètes qui n'acceptèrent jamais nulle concession et nulle croyance apportée de l'extérieur et dont notre temps recense avec une sorte d'avidité douloureuse le nombre de plus en plus réduit. Son œuvre poétique qui fut celle d'un précurseur, surgira certainement de la masse d'œuvres insignifiantes à propos desquelles on mène grand bruit, sans pouvoir empêcher qu'elles ne regagnent aussitôt l'oubli qu'elles méritent, et elle s'imposera à l'historien de la littérature par l'authenticité, la sonorité et le caractère d'expérience profonde qui en sont les marques. »

André Rolland de Renévilie (1948)



« Je ne crois même pas que nous puissions trouver, chez nos contemporains, quelqu'un qui ait été à ce point unique et cohérent, à ce point d'une seule pièce. Lire ses vers ou sa prose c'était aussitôt entendre sa voix et (pour peu qu'on l'ait vu, une seule fois) le fait de l'entendre, même derrière une porte, évoquait son visage tourmenté, pathétique, inoubliable, où s'inscrivait comme au burin le drame quotidien de sa prodigieuse imagination, hantée d'au-delà. »

Francis de Miomandre (1953)



« La gloire de Jean de Boschère ne fera que croître. Il est impossible d'imaginer qu'il soit absolument mort, d'ailleurs un tel esprit possède, nous devons le supposer, des secrets et des pouvoirs. »

Jacques Audiberti (1953)



« La Lumière, oui, elle était en lui qui l'irradiait de toute pan : et ceux qui l'approchaient, qu'ils le voulussent ou non, la sentaient, s'en imprégnaient. Elle éclatait en lui comme elle éclate dans ses poèmes où un long cheminement, celui de toute une vie de révolte, d'intransigeance, le conduit à une immense espérance, à une certitude, à la foi. »

Elisabeth d'Enneùères (1953)



« Le drame de Jean de Boschère est dynamique, paradoxal parfois dans son déroulement révolutionnaire ou ses convulsions cosmiques. L'auteur ne pense guère à la création de poèmes-symboles ; il use simplement du symbole en acceptant sa venue spontanée et "signifiante" sans la moindre conception esthétique, ce qui expliquerait en partie l'aspect baroque de son langage. Il refuse l'incantation, il n'écoute qu'une voix intérieure, celle qui donne naissance à une végétation de songes soumise, malgré tout, au tropisme divin. De surcroît, les vers de Jean de Boschère ne peuvent former le décor d'une existence : ils sont cette existence elle-même dans sa tension douloureuse et ses moments d'espérance. Leur lyrisme sulfureux, vital prouve que le poète ne se plie à aucun effort pour se maintenir sur les rivages de la réalité... sa réalité. »

Edmond Vandercammen (1968)



« Les données fondamentales de l'aventure spirituelle de Jean de Boschère sont la révolte et l'espoir, indissolublement unis. Comme Daumal, comme Bataille, comme, plus près de nous, Bonnefoy, Boschère a retrouvé, presque d'instinct, la via negationis qu'avaient empruntée les mystiques apophati-ques de l'Occident et de l'Orient. Voie ardue s'il en est : n'arrive pas qui veut au degré de perfection dans l'esprit de négation. Car il faut se libérer de toutes les conditions limitatives qui constituent l'étoffe de la pensée humaine : habitudes, éducation, attachements, servitudes mentales. »

Christian Berg (1978)



« Aborder Jean de Boschère, c'est accepter de faire avec lui, qui plus que tout autre fut écartelé entre le haut et le bas, entre le gouffre et l'azur, une descente aux profondeurs et, conjointement, une émerveillante ascension, à l'instar de l'oiseau de proie qui fond pour s'élever vertigineusement. Révolte essentielle, délivrance illuminée alternent leurs feux éblouissants. »

Fernand Verhesen (1978)



« Jean de Boschère assigne au poète une place à part. Il est le créateur essentiel, parce que délivré de la logique et des lois, homme libre au-delà du Bien et du Mal. Car il y a du sacré dans la révolte du poète Boschère, de la foi dans le blasphème. Il a besoin de nier préalablement pour célébrer ensuite. Sa négation du divin n'apparaît que comme une étape vers sa reconnaissance. Apocalyptique, le poète à sa manière refuse le vide et le néant. En tout cas, il y a constamment passion. »

Roben Sabaùer (1981)



« Jean de Boschère, poète, essayiste, graveur, peintre fut tout cela, et bien d'autres choses encore, car il avait en lui le génie de l'artisanat, c'est-à-dire la curiosité et l'amour de tous les métiers, mais il fut aussi un de ces hommes les plus originaux qui se puisse rencontrer. Il vécut hors de la société, hors du monde, hors du temps, et ceci pour ia joie de quelques amis rares, mais sûrs. Car il n'y a que les solitaires pour susciter de profondes amitiés. Ainsi ce personnage si farouchement excentrique, si essentiellement singulier ne fut-il jamais seul. D'abord il eut, en Madame Elisabeth d'Ennetières, une compagne admirable, véritablement digne du partage spirituel et affectif qu'il lui offrait. Et puis il eut des amis qu'il enchantait par son humour, sa cocasserie d'esprit, ses caprices et enfin par tout ce qui, des mystères de sa vie intérieure, émanait au-dehors sous forme de paradoxes, de saillies, et aussi de réflexions pathétiques et bouleversantes. Ces profondeurs se révèlent dans telles pages de ses livres en prose, mais surtout dans ses poèmes, dont les ténèbres sont soudain percés de cris tour à tour angoissés, cruels et déchirants. »

Jean Cassou (1983)









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Jean de Bosschère
(1878 - 1953)
 
  Jean de Bosschère - Portrait  
 
Portrait de Jean de Bosschère


Biographie

Au début de 1915, Boschère quitte la Belgique occupée pour Londres, où il lie son sort à celui des Imagistes anglo-américains : The Closed Door (1917) et Job le Pauvre (1922), parus à Londres, obéissent aux préceptes de la nouvelle école, mais disent surtout la découverte de la révolte comme progrès spirituel. Après avoir voyagé en Italie, Boschère s'installe à Paris, où paraît, en 1927, Marthe et

Chronologie jean de boschere

1878 — Naissance à Uccle, près de Bruxelles, de Jean de Boschère.
1884-1894 — La famille s'installe à Lierre dans la Campinc, époque de laquelle Boschère tirera l'un de ses grands romans : Marthe et l'Enragé.
1894 — Installation à Anvers et entrée à l'Académie des beaux-arts, en 1898.
1900-1905 — Premiers voyages à Paris.
1905-1909 — Publication d'une série d'ouvrages s

Boschere vu par...

« C'est la vie soufrée de la conscience qui remonte au jour avec ses lumignons et ses étoiles, ses tanières, son firmament, avec la vivacité d'un pur désir, avec son appel à une mort constante avoisinant la membrane de la résurrection. Jean de Boschère m'a fait. Je veux dire qu'il m'a montré combien lui et moi nous nous ressemblions et nous étions proches, et cette preuve au moment où je suis m'es

Bibliographie des oeuvres poÉtiques

Béâle-Gryne, L'Occident, 1909. Traduction en russe par M. Vezélov-sky, éditions Lazare Stoliar, Moscou, 1914.
The Closed Door, édition bilingue avec traduction anglaise par F.S. Flint, préface de May Sinclair, John I.ane. I.ondres, 1917.