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Honoré d'Urfé



Second livre des délices de la poésie françoise de Honoré d'Urfé


Poésie / Poémes d'Honoré d'Urfé





« Honoré d'Urfé naquit à Marseille le 11 février 1567 de Jacques d'Urfé d'une famille illustre en Forêt, originaire de Souabe, et de Renée de Savoie, Marquise de Beaugé. Il fut le cinquième des six fils, et frère de six sœurs. Jacques son frère le troisième de six fut Grand Escuyer de Savoie, et vécût 116 ans. Il se remaria à l'âge de cent ans, et eut un fils de ce mariage. »

Après avoir fait ses études à Marseille il alla demeurer dans le Forez, où était sa famille. Jacques son père voyant dans son voisinage une jeune fille de qualité, d'une grande beauté, et seule héritière de sa maison, nommée Diane de Chateaumorand, la destina à Anne son fils aîné.


Pendant que ce mariage se négociait, Honoré voyant souvent Diane, en devint éperdument amoureux. Il plaisait fort à Diane, et si on lui eut donné la liberté du choix, elle n 'eut pas balancé à le préférer à son frère. Mais comme l'intérêt des maisons ne s'y rencontrait pas, le père d'Honoré, pour le dépayser, l'envoya à Malte, et fit en son absence ce mariage avec son fils aîné. Le mariage ne fut mariage que de nom et ils se séparèrent volontairement après dix ans.
En changeant de lieu Honoré n 'avait point changé de sentiments pour Diane, et avait pendant toutes ses courses persévéré dans son amour pour elle. Il profita du divorce de son frère, et épousa celle qu'il avait tant aimée.

Ils ne vécurent pas dans une parfaite intelligence. Il est vrai que Diane n était plus alors dans la première fleur de sa beauté, ayant plus de trente ans ; M. Patru dit qu'Honoré s'abandonnait fréquemment à son humeur galante et avait toujours quelque nouvelle amourette en tête. Diane ne trouvant plus en lui cette adoration, qui l'avait autrefois si agréablement flattée, n 'aurait pu modérer ni sa jalousie ni ses reproches; ce qui l'aurait fatigué tellement qu'à la fin il se retira en Piémont, dans une Cassine sur le bord du Pô près de Turin.
Mais M. d'Urfé son neveu alléguait d'autres raisons de cette séparation, entre autre la malpropreté de Diane, toujours environnée de grands chiens qui causaient dans sa chambre, et même dans son lit une saleté insupportable à son mari.

Tout cela ne paraît pas s'accorder avec ce qu'a écrit Honoré lui même dans la Préface du troisième tome de L'Astrée, lorsque après avoir protesté à la rivière de Lignon, que le feu dont il brûla, et qui donna naissance à son ouvrage, fut si pur, qu'il ne laissa jamais de noirceur en pas une de ses actions, ni de ses désirs, il ajoute, qu 'il était encore très vif alors, que la longueur des années n'en avait point diminué l'ardeur, et qu'il ne s'éteindrait que sous la terre de son tombeau.
Étant tombé malade à Nice, il se fit porter à Villefranche, où il mourut pulmonique en 1625, âgé de 58 ans.








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Honoré d'Urfé
(1567 - 1625)
 
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