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Guillaume des Autelz

Biographie, œuvres de Guillaume des Autelz


Poésie / Poémes d'Guillaume des Autelz





Naissance: 1529 Charolles
Décès: 1581

Guillaume Des Autels, est un poète et polémiste français.

Parent, dit-on, de Pontus de Thiard, Des Autels étudia les lettres, la philosophie et le droit à l’université de Valence et passa une partie de sa jeunesse à Romans, dans le Dauphiné. Membre de la Pléiade, il prit part, contre Louis Meigret, aux querelles de son temps sur les réformes orthographiques.



Guillaume Colletet commence sa vie de Des Autelz par cet éloge : « Quoique ce Poète ne fût pas admis dans la Pléiade des sept grands poètes de son temps il fut un de ceux qui en approcha le plus près » et il ajoute plus loin : « Guy Le Fevre de la Boderie en le cinquième cercle de sa Galliade lui consacre cet éloge éternel : Sur un autel marbrien y luise Des Autelz /Et soyent avec luy les chantres immortels : /Que Phoehus y descende et la douce Tortue/De son luth qui l'ennuy des grands Dieux charme et tuë. »

Son portrait, en 1553, apparaît dans son œuvre majeure, l'Amoureux Repos, et son âge est alors de 24 années ; il est donc né en 1529 (ou 1530) ; « gentilhomme charollois » il est natif de Le Puley près de Chalon-sur-Saône et surtout près du Bissy de son cousin Tyard (sa mère était cousine germaine du père de Pontus) ; ses débuts de sonnettiste le placent dans la même lignée poétique : celle des Lyonnais, Scève, Héroët et Fontaine; ce qui ne l'empêchera pas d'admirer Rabelais inspirateur de sa propre œuvre en prose, la Mitis-toire Barragouyne de Fanfreluche et Gaudichon.

Celle que Des Autelz appelle sa « Sainte » a été assez aisément identifiée : un acrostiche donne son prénom, Denyze ; un poème du Repos s'occupe d'une famille où trois cousines sont nées la même année ; un dizain est dédié à leur grand-mère, dont descendent trois déesses ; trois poèmes, enfin, sont envoyés aux trois petites-filles de l'heureuse grand-mère, et la troisième s'appelle « Denyze l'Hoste » : Des Autelz y révèle que son âme imparfaite « va chercher l'idée sainte et haulte de ton esprit par la vertu abstrait ». CQFD.

Un an après à peine après son Repos de plus grand travail Des Autelz publie cette suite. Les poèmes apparaissent dans un volume consacré à la brûlante question de la réforme de l'orthographe, qui passionnait déjà tant de bons esprits : Louys Meigret ayant fait connaître en 1542 son Traité touchant le commun usage de l'escriture Françoise Des Autelz, sous le pseudonyme anagrammatique de Glaumalis du Vezelet, envoya une épître polémique à un sien ami ; l épître est perdue mais on connaît son existence par Meigret lui-même qui publia en 1550 sa Défense de Louis Meigret touchant son Orthographie Françoeze, contre les censures et calomnies de Glaumalis du Vezelet, et de ses adherens; à quoi Des Autelz répondit sur-le-champ par sa Réplique aux furieuses défenses de Louis Meigret ; cette polémique, qui intéressa Du Bellay et Ronsard entre autres (et qui n'a en fait pas cessé de se poursuivre jusqu'à nos jours), touche directement à l'histoire du sonnet : à cause de Peletier du Mans, qui s'y engagea au point de créer son propre système orthographique et de l'utiliser pour ses sonnets dans L'Amour des Amours, comme on a vu.

Des Autelz inscrit son œuvre majeure (qui reprend en les modifiant parfois plusieurs des sonnets des livres précédents) sous l'autorité de la Délie de Scève :
« Il n'y a que quatre ou cinq ans, au plus, que l'on estimait la souveraine vertu des paroles françoises, non moins en vers qu'en prose, être en la propriété : opinion tant dommageable qu'elle nous bannit de la plus féconde partie de l'élégance, et contraint nos Poèmes de se tramer toujours, comme les Serpents, sur la terre. Donc nous sommes bien débiteurs de la DELIE, laquelle (bien qu'elle ait quelques ans demeuré sans crédit auprès du vulgaire) a enhardi tant de bons esprits à nous purger de telle peste. »







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Guillaume des Autelz
(1529 - 1581)
 
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