Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Francis Ponge

Biographie, œuvres de Francis Ponge


Poésie / Poémes d'Francis Ponge





Naissance: 27 mars 1899, Montpellier
Décès: Bar-sur-Loup, Alpes-Maritimes, 6 août 1988

Francis Ponge est un poète français.

Poète contemporain, il éprouve déjà, à l'âge de dix-sept ans, une violente révolte contre le parler ordinaire : « N'en déplaise aux paroles elles-mêmes, étant donné les habitudes que dans tant de bouches infectes elles ont contractées, il faut un certain courage pour se décider non seulement à écrire, mais même à parler » (Proêmes, Des Raisons d'écrire, II, Ponge souligne). Les difficultés qu'il éprouve à exprimer sa douleur après le décès de son père en 1923 avivent son sentiment d'un « drame de l'expression » : le désir irrépressible de s'exprimer (ce que Ponge appelle la rage de l'expression) affronte un langage dont les imperfections contraignent, voire faussent tout discours (il faut donc s'exprimer compte tenu des mots).



Elevé dans au sein d'une famille protestante aisée, Francis Ponge connaît une enfance paisible. Ses études supérieures se soldent par un double échec : il ne parvient à obtenir ni sa licence de philosophie ni son entrée à l'Ecole Normale, mais ses déboires ne l'éloignent pas de la littérature et de l'écriture pour autant. Il partage son temps entre les messageries Hachette où il est employé et son cabinet de travail où il noircit ses premières pages. Militant communiste, délégué syndical, il perd son emploi lors des grèves de 1936 et quitte Paris en 1940 pour entrer dans la Résistance.

En 1931, il épouse Odette Chabanel en juillet. Il entre aux messageries Hachette, où il fera la connaissance de Jean Tardieu et y restera jusqu’en 1937. Durant cette période, travaille ' vingt minutes ' chaque soir à ces petits textes qui constitueront le Parti pris des choses et l’essentiel de Pièces. Il publie ' Végétation ' dans la NRF de décembre (la première depuis 1926) et renoue avec Paulhan. Dans le Tableau de la poésie française de la NRF, il demande à figurer dans la deuxième partie, parmi les ' poètes inconnus '. Il participe avec Tardieu aux manifestations antifascistes après les émeutes de février. Il écrit ' Opinions politiques de Shakespeare ', ' Coriolan ou la grosse mouche '. Sa fille Armande nait. ' Le cageot ' est au sommaire du n° 1 de Mesures. Il Fréquente les réunions de la revue Mesures. C’est le début de son amitié avec Henri Calet. Il participe activement aux grèves et à l’occupation des locaux d’Hachette et devient responsable syndical, membre du comité intersyndical lors des négociations avec la direction.


En 1944, un article élogieux de Sartre vaut à Francis Ponge un début de notoriété. Il continue à publier tout en donnant des conférences pour l'Alliance française ; en 1949 paraissent les Proêmes, en 1952, La Rage de l'expression et en 1961, Le Grand Recueil. Les articles de Philippe Sollers1 asseoient la réputation du poète. Lui-même publie, en 1965, un essai dans lequel il précise ses positions théoriques et revendique l'héritage des artisans de la langue et du verbe comme Malherbe. En 1984, c'est un poète désormais incontesté et célébré qui reçoit le grand prix de poésie de l'Académie française.


Sur fond d'azur le voici, comme un personnage de la comédie italienne, avec un rien d'histrionisme saugrenu, poudré comme Pierrot, dans son costume à pois jaunes, le mimosa.
Mais ce n'est pas un arbuste lunaire : plutôt solaire, multisolaire...
Un caractère d'une naïve gloriole, vite découragé.
Chaque grain n'est aucunement lisse, mais formé de poils soyeux, un astre si l'on veut, étoilé au maximum.
Les feuilles ont l'air de grandes plumes, très légères et cependant très accablées d'elles-mêmes ; plus attendrissantes dès lors que d'autres palmes, par là aussi très distinguées. Et pourtant, il ya quelque chose actuellement vulgaire dans l'idée du mimosa ; c'est une fleur qui vient d'être vulgarisée.
... Comme dans tamaris il y a tamis, dans mimosa il y a mima.

Œuvre

Le Parti pris des choses, 1942.
Proêmes, 1948.
La Seine 1950, photos de Maurice Blanc, La Guilde du Livre, Lausanne
La Rage de l'expression, 1952.
Le Grand Recueil : I. Méthodes, 1961 ; II. Lyres, 1961 ; III Pièces, 1961.
L'appareil du téléphone (1962).
Pour un Malherbe, 1965.
Le Savon, 1967.
Entretiens avec Philippe Sollers, 1970.
La Fabrique du Pré, 1971.
Comment une figue de parole et pourquoi, 1977.
Pratiques d'écriture.
Œuvres complètes, La Pléiade volume I , janvier 1999 ; volume II, aout 2002 ; Gallimard, Paris.
Pages d'atelier, 1917-1982, 2005 ; Gallimard, Paris (Ensemble de textes inédits).
Album amicorum, 2009 ; Gallimard, « Les Cahiers de la NRF », Paris. (De 1926 à 1988, 60 ans d'envois et de dédicaces reçues).








Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Francis Ponge
(1899 - 1988)
 
  Francis Ponge - Portrait  
 
Portrait de Francis Ponge