Paul Verlaine

Alain Bosquet

Jules Laforgue

Jacques Prévert

Pierre Reverdy

Max Jacob

Clément Marot

Aimé Césaire

Henri Michaux

Victor Hugo

Robert Desnos

Blaise Cendrars

René Char

Charles Baudelaire

Georges Mogin

Andrée Chedid

Guillaume Apollinaire

Louis Aragon

Arthur Rimbaud

Francis Jammes


Devenir membre
 
 
 

Etienne Jodelle

Dix sonnets tirés de la priape d'e. jodelle - Sonnet


Sonnet / Poémes d'Etienne Jodelle





Sonnet
II



En quelle nuict, de ma lance d'ivoire,
Au moussé bout d'un courail rougissant,
Pourrai-je ouvrir ce bouton languissant,
En la saison de sa plus grande gloire ?



Quand verserai-je, au bout de ma victoire,
Dedans sa fleur le cristail blanchissant,
Donnant couleur à son teint palissant,
Sous le plaisir d'une longue mémoire ?



Puisse elle tost à bonne heure venir,
Pour m'engraver un joieux souvenir,
Tardant si peu de son cours ordinaire



Qu'elle voudra l'ombre noir qui la suit,
Car de la nuict le clair jour je puis faire,
Et du clair jour l'ombreuse noire nuict.










Contact - Membres - Conditions d'utilisation

© WikiPoemes - Droits de reproduction et de diffusion réservés.



Etienne Jodelle
(1532 - 1573)
 
  Etienne Jodelle - Portrait  
 
Portrait de Etienne Jodelle


Biographie / Œuvres

1532

Bibliographie

Poète et dramaturge français, l'une des gloires — mais la plus méconnue — de la Pléiade, Jodelle est aussi musicien, peintre, architecte, orateur et « vaillant aux armes ». Élève de Muret au collège de Boncourt, il fait jouer dès l'âge de vingt ans une pièce, Eugène, première tentative pour créer une comédie nationale. Jodelle semble avoir écrit une autre comédie, La Rencontre, qui, elle, est perd